Fonds covid-19 / Les opérateurs économiques et tenanciers de bars et restaurants présentent une dette de plus de 100.000.000 francs Cfa.


Fonds covid-19 / Les  opérateurs économiques et tenanciers de bars et restaurants présentent une dette de plus de 100.000.000 francs Cfa.
La répartition des fonds covid-19 continue de montrer ses limites. Certaines sociétés et ou entreprises ruent dans les brancards pour décrier l’action des autorités chargées de faire la répartition. Car elles ont été oubliés dans le recensement. 

Cette fois-ci, ce sont les opérateurs économiques et tenanciers de bars et restaurants du Sénégal qui sont montés au créneau pour dénoncer. Ils se font signaler et appellent au secours car les temps sont durs à leur niveau. C’est Jean Mendy, président de l’association des opérateurs économiques et tenanciers de bars et restaurants du Sénégal (AOERTBRS) qui a sonné l’alarme et se fait signaler.

«Nous avons tous les documents administratifs nécessaires pour exercer. Nous sommes reconnus par l’Etat du Sénégal. Nous payons l’impôt annuel et les taxes municipales. Nous avons un personnel qu’on a embauché, le loyer à hauteur de 250.000f, sans compter la facture d’électricité qui avoisine les  300.000 francs surtout en cette période de canicule dans certaines zones de Dakar où il fait chaud dans les pièces », signale Mr Mendy joint par téléphone.

Le président de l’Aoertbrs informe que leurs bailleurs et leurs fournisseurs sont sur leurs trousses. Alors qu’ils n’ont pas les moyens pour honorer les dettes. «Nous avons des problèmes avec les bailleurs. Pour le loyer seulement, sur les 60 barmans du Cap Vert dûment inscrits, répertoriés et reconnus par l’association, la dette dépasse 100.000.000 francs Cfa. Ceci sans compter les dettes contractées auprès de nos fournisseurs. Certains pour la dernière commande qu’ils n’ont malheureusement pas écoulée à cause du couvre-feu et de l’état d’urgence, se sont retrouvés avec une dette de plus d’un million par personne et la marchandise dort dans les bars».

Vu cette situation difficile, ils tendent la main à l’État du Sénégal. «Si l’Etat ne peut pas nous accompagner, qu’il nous permette d’ouvrir nos bars et restaurants dans la journée. C’est une autorisation de vente que nous demandons. Sans quoi les bailleurs nous emmènerons en justice, nous perdrons nos business et des pères de famille se retrouveront au chômage». «C’est pourquoi nous invitons le gouvernement à  discuter avec les bailleurs pour trouver ensemble une solution définitive à la question parce que la situation est plus que critique », conclut Jean Mendy. 
Mardi 28 Avril 2020
Dakaractu



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