Dans sa prise de parole, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme du service public, Olivier Boucal, a dressé un bilan des deux années écoulées.
Le ministre a souligné les avancées réalisées en un temps relativement court : « En une seule année, nous avons transformé nos engagements en actions concrètes », a-t-il déclaré, citant notamment la réforme de la justice avec le reclassement des élèves greffiers, ainsi que des progrès significatifs dans le secteur de la santé à travers le reclassement des techniciens supérieurs.
Abordant la question des réformes structurelles, Olivier Boucal a indiqué que le statut général des fonctionnaires, hérité de l’ère Léopold Sédar Senghor, est aujourd’hui jugé obsolète. Il a précisé qu’un avant-projet de réforme est en cours d’élaboration en vue de son actualisation.
Sur le plan financier, le ministre a évoqué la situation de la dette intérieure à leur arrivée, qu’il a qualifiée de « considérable ». Selon lui, « en seulement un an d’application du Pacte, 800 milliards de francs CFA ont déjà été apurés ».
Par ailleurs, des mesures juridiques ont été adoptées pour corriger des inégalités touchant certains personnels décisionnaires de l’éducation, une situation qu’il a décrite comme « longtemps défavorable ».
Enfin, Olivier Boucal a attiré l’attention sur la réalité du marché du travail au Sénégal, marquée par la prédominance du secteur informel, qui regroupe plus de 80 % de la population active, souvent sans protection sociale, couverture santé ni pension de retraite.