Foncier, genre et climat : Enda Pronat milite pour l’égalité des sexes dans l’accès aux ressources foncières


Enda Pronat, en partenariat avec le groupement Oréade-Brèche a organisé, ce mercredi 29 octobre 2025, un atelier national de restitution et de validation du diagnostic : foncier, genre et climat. Cet atelier porte sur un projet intitulé « Renforcer l’égalité des sexes dans l’accès aux ressources foncières pour l’adaptation transformatrice au changement climatique au Sénégal. » Porté par le Centre africain de gestion et d’investissement des ressources naturelles (ECNR) et financé par le Fonds climatique Canada-Banque Africaine de Développement, ce projet vise à surmonter les obstacles persistants à l’accès des femmes aux ressources foncières, identifiés dans les zones d’intervention marquées par une faible disponibilité et une insécurité foncière.

Selon le coordonnateur des programmes de Enda Pronat, Mamadou Abdoulaye Sow, cette étude concerne trois zones du Sénégal dont Tamba, Fatick et Matam. De son avis, les investigations ont mené à des discussions avec les acteurs locaux sur les enjeux surtout liés à l’accès des femmes par rapport aux ressources foncières. Ainsi cela a permis aux participants de revenir avec les résultats de cette étude en vue de partager ceci avec une diversité d’acteurs. Une manière pour eux de renforcer leur engagement collectif et l’égalité des sexes par rapport aux ressources foncières au Sénégal. L’intérêt, comme l’a-t-il si bien souligné, est de valider ces résultats mais aussi de renforcer leur plaidoyer d’autant plus qu’il y’a la diversité des acteurs (DYTAES, CRAFTS, l’alliance des femmes rurales entre autres …). De ce fait, ces résultats seront mobilisés pour renforcer leur argumentaire afin d’engager un dialogue sociopolitique constructif avec les décideurs. Tout compte fait, les propositions qui sortiront de cette étude vont leur permettre de mobiliser leurs données pour renforcer leur stratégie de plaidoyer. A en croire ses propos, le principal plaidoyer est de porter la voie des communautés pour que leurs besoins prioritaires soient intégrés dans les politiques au niveau national mais également au niveau local.

 Interpellé sur le choix portant sur 3 régions du Sénégal, ce dernier justifie cela par le niveau d’impact sur le changement climatique dans la zone du bassin arachidier avec l’irrégularité des pluies et d’accès d’information liés vraiment au processus de gouvernance et de gestion des ressources naturelles. En ce qui concerne les attentes, le coordonnateur cite l’opérationnalisation des recommandations par les différents acteurs (Etat, société civile, acteurs à la base). Et de souligner qu’un cadre stratégique sera établi pour promouvoir une adaptation transformative aux changements climatiques. L’idée est d’intégrer ses recommandations dans les politiques publiques et de pouvoir contribuer au renforcement de capacités auprès des acteurs à la base (sensibilisation, communication). En termes de recommandations, elles sont diverses dont les défis liés au changement climatique (agroécologie), les procédures permettant aux groupes vulnérables d’accéder aux terres, les modalités de communication ou de Co-construction avec les différents acteurs en vue d’intégrer au niveau des politiques.
Mercredi 29 Octobre 2025
Dieynaba Agne