Financement public de l’éducation : Les acteurs décèlent les insuffisances et proposent une réorientation des allocations.


Constituant un des principaux points de convergence du mouvement de la société civile, la semaine mondiale d’action pour l’éducation (SMAE) est aussi l’occasion pour les coalitions nationales pour l’Éducation de déployer des efforts ciblés pour réaliser des changements sur le terrain.

Ce matin, des acteurs et particulièrement des spécialistes de l’éducation, ont développé dans ce contexte approprié, les difficultés liées au financement de l’Éducation. C’est un forum populaire que la Cosydep a initié ce mardi en faisant des sessions d’atelier sur différents sujet touchant le thème général qui est : « Augmentation du financement de l’Éducation pour un système éducatif public résilient pendant et post-Covid-19. »

Quatre points ont été essentiellement notés. Il s’agit du financement public de l’éducation, les mécanismes, la répartition équitable et les contraintes. La Cosydep a également estimé important de parler de la promotion du financement innovant, de la transparence et de la reddition des comptes et enfin, du financement et des innovations pédagogiques pour l’éducation et le développement durable.

Sur le financement, des propositions ont été formulées après avoir déceler les limites. Il y’a, selon les acteurs, une mauvaise prise en compte des groupes vulnérables. C’est à dire la prise en charge des populations qui ont des handicaps, ceux qui n’ont pas accès de manière adéquate aux services de l’Éducation.

Il y a une large insuffisance en matière de ressources. Il y a également un déséquilibre dans la répartition du budget. Il est également nécessaire pour les acteurs de l’Éducation, que l’État accroisse les besoins croissants. C’est à dire, mettre en place des infrastructures, du personnel etc...


Ce qui a été notamment évoqué par les experts durant ces ateliers, c’est que les ménages sont en train d’égaler l’État en matière de financement public de l’éducation.

Cet investissement sur l’éducation doit aussi montrer son impact sur les indicateurs. Par ailleurs, étant donné que nous avons un système qui s’agrandit avec une population galopante, il faut donc construire davantage des infrastructures.

Globalement, jugeant le financement insuffisant, les acteurs de l’éducation estiment bien qu’il faut augmenter le budget de l’éducation. Mais aussi résorber le déficit budgétaire en matière d’éducation.

Aussi, prendre en charge les enfants qui sont hors école et se donner les moyens d’assurer l’accès de tous à l’éducation et tendre vers des orientations innovantes et des offres diversifiées. Il nous faut maîtriser notre système éducatif en étant autonome et indépendant. Ces considérations et mécanismes prouvent à suffisance que les ressources doivent bien être multipliées pour une éducation de qualité et accessible à tous...
Mardi 25 Mai 2021
Dakaractu




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