Le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, le ministère de l'Economie,des Finances et du Plan et la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) ont organisé un atelier à l’intention des professionnels des médias pour les familiariser avec les enjeux de la Taxonomie verte, dont le lancement est prévu le 19 octobre.
Cette rencontre vise à permettre aux journalistes de mieux comprendre les notions liées à la "Taxonomie verte", afin qu’ils puissent à leur tour contribuer à l’information et à la sensibilisation des populations. Contrairement à ce que son appellation pourrait laisser penser, la Taxonomie verte n’est pas une taxe à payer à l’État. Elle est définie comme une classification des activités économiques permettant de déterminer dans quelle mesure celles-ci répondent à des critères de durabilité. Selon les explications données lors de l’atelier, la Taxonomie verte doit permettre d’instaurer un langage et une compréhension communs de la durabilité.
Elle vise également à améliorer la transparence et la comparaison des opportunités d’investissement, tout en contribuant à éviter le « greenwashing » et les risques de mauvaise réputation liés aux déclarations environnementales insuffisamment fondées. L’un des objectifs recherchés est ainsi de diriger davantage de capitaux vers des activités économiques durables. « Le processus a été lancé en 2023 avec l’appui de la GIZ, dans la phase de préparation, de développement et, en dernière étape, dans la phase de mise en œuvre », a expliqué Saykou Yaya Barry, conseiller technique à la GIZ pour le projet « Renforcer la Finance durable au Sénégal ».
C’est dans cette dynamique que le lancement de la Taxonomie verte du Sénégal est prévu le 19 octobre. Le conseiller technique de la GIZ a également rappelé le rôle des fonds verts destinés aux pays en développement dans le financement de projets d’adaptation et d’atténuation du changement climatique.
Pour l’État du Sénégal, qui est à sa troisième Contribution Déterminée au niveau Nationale (CND) pour un besoin de 13 milliards de dollars, plusieurs secteurs ont été retenus comme prioritaires dans le cadre de la Taxonomie verte. Il s’agit notamment de l’énergie, l’agriculture, la pêche, la foresterie, l’élevage, l’industrie, l’eau et l’assainissement, la gestion des déchets, le transport et la construction. Dans le secteur de la construction, l’approche concerne notamment les bâtiments et autres infrastructures répondant aux normes écologiques.
À l’échelle africaine, le Sénégal figure, parmi les premiers pays à s’engager dans l’élaboration d’une Taxonomie verte, aux côtés notamment du Rwanda et de l’Afrique du Sud. En Afrique de l'Ouest, la Côte d’Ivoire a, pour sa part, publié sa Taxonomie verte en avril 2025.