Lors de son discours de clôture de session, le président de l'Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a souligné des avancées concrètes, affirmant qu'elles consacrent « un Parlement plus exigeant, plus transparent et plus redevable ». Le président de la deuxième institution du Sénégal a noté, entre autres, qu'au cours de cette session, il a été constaté un gaspillage documentaire insoutenable et une inefficacité dans l’exploitation des documents.
Pour y remédier, une série de réformes a été mise en œuvre, notamment :
La suppression de 150 000 FCFA de crédit téléphonique et de 100 000 FCFA de prime de plénière.
La fin des appuis de Korité (300 000 FCFA) et de Tabaski (500 000 FCFA), ainsi que des "Sukeurous Koors".
La division par deux des frais de mission.
La réduction du quota de pèlerins à La Mecque, passant de 70 à 30.
La réforme du règlement administratif et du statut du personnel, ainsi que du règlement financier.
La mise en place d'une commission sur l'évaluation des politiques publiques.
La création de la Chaîne parlementaire.
Les réformes incluent également le développement du site web de l'Assemblée (www.assemblee.sn) et la mise en place d'une messagerie électronique (@assemblee.sn). On note aussi l'instauration d'un système de pointage à l'Assemblée nationale, des projets de transformation digitale et de modernisation, et la remise de tablettes électroniques Windows Surface Pro aux députés. Sans oublier la digitalisation du vote des députés, la modernisation et la réfection du bâtiment, et les avancées dans le traitement des revendications syndicales.
Le président El Malick Ndiaye a également rappelé la mise en place d'un système de comptabilité, la création d'un organe interne de passation des marchés et la promotion de la diplomatie parlementaire.
Selon le président de l’Assemblée nationale, « cette session a été marquée par un engagement collectif remarquable, face à des défis considérables ». Il a invité les parlementaires à redoubler d'efforts pour engager ensemble les réformes nécessaires afin de bâtir une Assemblée plus proche du peuple qu’elle représente.