Fin de mission de supervision du PASE II : La Banque Mondiale tire un bilan positif de l'œuvre de la Senelec..


Pendant quatre jours, une équipe de la Banque mondiale conduite par Chris Trimble s'est déployée sur le terrain avec la Senelec pour superviser les réalisations à travers le projet d'appui au secteur de l'électricité. Un projet d'envergure qui a débuté depuis 2012 et qui permet d'alimenter les ménages en électricité. Dans cette phase 2 du projet, il a été question pour la mission de supervision, de se rendre dans les localités du Sud du pays pour terminer vers la partie orientale où l'accès est difficile. Ainsi, les zones de Ziguinchor, Sédhiou, Kolda,  Tambacounda et de Kédougou ont été visitées par les missionnaires de la Banque mondiale qui, rappelons-le, est le principal partenaire de la Senelec à travers ce projet qui englobe plus de 150 milliards de francs CFA dont un financement de 60% de la Banque mondiale.

À la fin de la mission à Kédougou ce jeudi où les zones de Bandafassi, Salémata jusqu'à Fongolimbi (à 30 km de Kédougou), le chargé de mission de la Banque mondiale fait le point : "C'était une excellente visite. Nous avons fait plusieurs zones, jusqu'à Fongolimbi, très proche de la Guinée. Mais je dois avouer que nous sommes satisfaits des réalisations déjà sur le terrain", note le chargé des questions de l'Énergie au niveau de la Banque mondiale. Chris Trimble souligne la pertinence de l'intensification du réseau électrique. 

En outre, le chef de mission de la Banque mondiale précise que les lignes d'interconnexion sont aussi importantes pour la mise en pratique du projet au profit des populations qui, d'ailleurs, ont été tirées d'affaire car, selon Trimble, " elles ont toutes manifesté leur réjouissance par rapport au projet. Ce qui est, selon le représentant de la Banque mondiale, un acquis important qui mesure le niveau de satisfaction des bénéficiaires du projet. 

Du point de vue environnemental aussi, Chris Trimble se dit rassuré par la multiplication des sites pour le reboisement compensatoire qui prend en compte les  dégâts observables après le passage du projet. 

Au cours de la mission, nous avons noté des cas de reboisement compensatoire par exemple à Médina Gounass ou encore à Kédougou où les agents des eaux et forêts se sont bien impliqués dans la mise en œuvre du protocole qui les lie à la Senelec pour implanter les espèces adéquates dans ces zones pour faire revivre le milieu et créer même de l'emploi à travers des activités autour de ce reboisement.

Dans le cadre de l'accompagnement de la Senelec à travers d'autres projets, la Banque mondiale informe que deux projets majeurs sont en perspective pour soutenir le gouvernement du Sénégal à travers la Senelec pour atteindre l'accès universel à l'électricité d'ici 2025.
Vendredi 25 Février 2022
Dakaractu




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