Fin de l'état de catastrophe sanitaire : Soulagement pour une population rudement éprouvée.

Le gouvernement du Sénégal avait annoncé la fin de l'état de catastrophe sanitaire décrété le 22 janvier dans les régions de Dakar et Thiès pour endiguer la propagation de la Covid -19. Ainsi, il va prendre fin aujourd'hui, 19 mars 2021 à minuit.


Une décision qui va sans nul doute soulager la population sénégalaise qui a longtemps souffert de ces mesures contraignantes même s'il faut observer les directives des autorités sanitaires pour freiner la propagation du virus.

 

Le Sénégal qui vient de fêter l'an 1 de la Covid-19, compte 37.541 cas positifs dont 33.931 guéris, 1.003 décès et 2.606 encore sous traitement. Ce qui prouve que la situation est toujours préoccupante même si, les autorités, se basant sur certains aspects économiques, veulent lever les mesures restrictives en mettant fin à l'état de catastrophe sanitaire.

 

Pour empêcher la propagation du virus, les mesures déjà prises doivent répondre à l'efficacité. Ce que la plupart des sénégalais n'ont pas reconnu, estimant que certaines mesures comme le couvre-feu n'ont pas bien eu d'impact positif. 

 

Les conséquences de ces mesures sont multiples tant au niveau économique que social. D'abord, il faut rappeler que l’emploi informel est la principale source de revenu au Sénégal. Il compte pour 95,4% de l’emploi total non agricole et le tissu économique national est majoritairement composé d’unités informelles (97 %), selon le Rapport PNUD, Juin 2020. Il est donc établi que ces travailleurs informels sont pour la plupart dans des situations précaires, avec des emplois temporaires et mal rémunérés, n’offrant aucune sécurité sociale et sont très désavantagés quant à l’accès aux services de santé.

 

De fait, le ralentissement de l’activité économique, ainsi que les restrictions de déplacement et le couvre-feu, mettent incontestablement en danger, non seulement l’emploi de milliers d’actifs et entrepreneurs informels, mais également la subsistance de leurs ménages et surtout, de la position de cette frange jeune qui a d'ailleurs ces derniers jours manifesté sa frustration. 

 

Les récentes émeutes ont été considérées comme révélatrices du fossé qui s'est creusé entre des classes populaires paupérisées et un cercle restreint de dirigeants perçus comme bénéficiant de nombreux privilèges. Mais également, on ne peut occulter l'impact de ces mesures restrictives imposées par la pandémie de covid-19. Donc la fin de cette mesure exceptionnelle vient dans un contexte particulier où la société est dans une ébullition totale avec cette affaire de Ousmane Sonko et de Adji Sarr.

 

De ce qui précède, il importe de retenir que l'essentiel est d'avoir une bonne lecture des enjeux mondiaux, notamment de cette pandémie de covid-19 qui a fait énormément de dégâts...

Vendredi 19 Mars 2021
Dakaractu




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