Fête du travail à Kolda : « Nous avons opté de ne pas déposer de cahiers de doléances cette année… » (Ibrahima Koïta, président de l’intersyndicale régionale des collectivités territoriales)


Pour la fête du travail du 1er mai 2026, l’intersyndicale des travailleurs des collectivités territoriales a décidé de ne pas déposer son cahier de doléances à la gouvernance. En effet, elle  « déplore le manque de suivi » de leur cahier de doléances. 
Ibrahima Koïta et ses amis soutiennent que ce défaut de suivi est perçu comme un « manque de respect » à leur endroit. Malgré, cette situation, ils saluent toutefois les efforts consentis par le Conseil départemental et son président Moussa Baldé dans la procédure pour l’effectivité de la fonction publique locale.
 
Dans cette dynamique, ils comptent célébrer la fête du travail dans la pure tradition en organisant une séance d’échanges sur les droits et devoirs des travailleurs. Dans la foulée, ils feront l'évaluation de l’année en cours et des perspectives à venir.
 
À en croire Ibrahima Koïta toujours, « nous avons opté de ne pas déposer de cahiers de doléances cette année à la gouvernance, parce que nous avons constaté  que nos cahiers de doléances ne font pas l’objet de suivi. D’ailleurs, nous estimons qu’on ne nous respecte même pas en laissant nos lettres sans suite... En effet,  en 2024, le gouverneur sortant Saër Ndao et l’inspecteur du travail Boubacar Sy avaient initié un comité ad hoc avec tous les secteurs concernés pour faire l’évaluation et l’évolution de ces cahiers de doléances. Et l’année passée, on avait déposé mais s’est resté sans suivi. C’est pourquoi, nous avons jugé que ce n’est pas pertinent de remettre nos cahiers de doléances cette année… »
Vendredi 1 Mai 2026
Madou Diallo