Faux et usage de faux : Pour perfectionner son anglais dans un centre de formation spécialisé, K. Haïdara se procure une fausse attestation de réussite au baccalauréat.


Faux et usage de faux : Pour perfectionner son anglais dans un centre de formation spécialisé, K. Haïdara se procure une fausse attestation de réussite au baccalauréat.

Poursuivie pour faux er usage de faux dans un document et tentative d’escroquerie, K. Haïdara risque 2 ans d’emprisonnement dont six mois ferme d’après le réquisitoire du parquet. 

 

A la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar, la mise en cause s’est procurée une fausse attestation de baccalauréat pour perfectionner son anglais dans un centre de formation spécialisé dans la traduction et l’interprétariat. Elle sera fixée sur son sort le 08 juin prochain. 

 

Interrogée sur l’origine du document, elle a nié les faits avant de faire savoir au tribunal que c’est le jury qui lui a délivré le document. « Je voulais perfectionner mon anglais dans un centre de formation spécialisé dans la traduction et l’interprétariat ». 

 

Pour être admise dans l’établissement, il fallait déposer l’attestation provisoire du bac. Le représentant de l’Office du bac, par ailleurs témoin dans cette affaire, confirme la fausseté du document. « Le numéro de table figurant sur l’attestation provisoire ne correspond pas à celui de K. Haïdara. Ce numéro renvoie à un autre candidat au bac », révèle A. Coulibaly.

 

L’agent judiciaire de l’État, lors de sa plaidoirie, a précisé que K. Haidara a déjà bénéficié des avantages liés à ce diplôme. Il renseigne qu’en 2017, la prévenue a été reclassée avec une prime de 300 000 francs Cfa. Ainsi, l’Aje demande 5 millions FCfa.

 

Prenant la parole, le représentant du ministère public a relevé dans son réquisitoire que seul l’Office du bac est habilité à délivrer des attestations provisoires de bac. 

 

Pour le parquet, les faits de faux et usage de faux sont imputables à la dame Haïdara parce que l’attestation provisoire qu’elle a produite est fausse. Suffisant pour lui de requérir une peine d’emprisonnement de deux ans dont six mois ferme assortie d’une amende de 100 000 francs Cfa.

 

Quant à la défense, rien n’a été versé au dossier pour démontrer que le document est faux. Sur ce, elle a plaidé la relaxe de sa cliente de tous les chefs d’accusation dont elle est reprochée au bénéfice du doute.

 

L’affaire a été mise en délibéré au 08 juin prochain.

Mercredi 2 Juin 2021
Dakaractu



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