L’affaire ressemble à un scénario soigneusement construit sur plusieurs mois. D’après Libération, la Section de recherches de Dakar s’est penchée sur une affaire mêlant escroquerie, faux et usage de faux sur un document administratif, dont le plaignant est un ressortissant américain identifié sous le nom de J. L. Wilson.
Au centre du dossier figure Ndèye Daba Sylla, âgée de 20 ans, qui se présente comme restauratrice et réside aux Parcelles Assainies. Tout aurait commencé courant 2025, lorsque J. L. Wilson, de nationalité américaine, fait sa connaissance par l’intermédiaire de l’application de rencontres Tinder.
Après plusieurs échanges, les deux se rencontrent et entretiennent une relation sexuelle. Lorsque l’Américain retourne aux États-Unis, Ndèye Daba Sylla lui annonce qu’elle est enceinte et qu’il serait le père de l’enfant à naître.
Convaincu qu’il allait devenir père et heureux de cette perspective, J. L. Wilson commence alors, selon Libération, à envoyer à la jeune femme des milliers de dollars afin de financer ce qui lui est présenté comme les dépenses liées à la grossesse. Les sommes auraient notamment servi, selon les explications qui lui étaient données, à couvrir des consultations médicales, des échographies et différentes analyses.
Les demandes financières ne se seraient pas limitées aux soins médicaux. Le ressortissant américain aurait également financé le loyer d’un appartement pris au nom de Ndèye Daba Sylla, ainsi que l’acquisition de meubles, d’appareils électroménagers et de différents effets destinés à préparer l’arrivée du futur enfant.
Pour rendre l’histoire plus crédible, la jeune femme aurait régulièrement alimenté son interlocuteur en prétendues preuves. Libération évoque notamment l’envoi, par WhatsApp, de photographies présentées comme celles de son futur bébé après des échographies, de vidéos, de résultats médicaux qui se révéleront faux ainsi que d’un certificat d’accouchement portant l’en-tête de la clinique « Yassin » des Parcelles Assainies.
Le scénario se serait poursuivi jusqu’au neuvième mois de cette grossesse présumée. Ndèye Daba Sylla aurait alors annoncé à J. L. Wilson que le bébé était mort-né. L’Américain aurait même reçu un appel téléphonique d’un homme présenté comme le « Docteur Diouf », lequel lui aurait adressé ses condoléances, renforçant encore sa conviction qu’un enfant avait réellement été mis au monde avant de décéder.
Au-delà du préjudice financier, Libération relève l’ampleur du choc émotionnel subi par J. L. Wilson. L’homme avait déjà annoncé à ses proches et à ses amis qu’il allait devenir père. Il aurait ainsi vécu successivement l’attente d’une naissance puis l’annonce du décès d’un enfant qu’il croyait être le sien.
Mais certaines incohérences finissent par éveiller ses soupçons. De retour au Sénégal, le ressortissant américain saisit la gendarmerie.
Les investigations menées par la Section de recherches auraient alors permis d’établir que le certificat d’accouchement présenté était faux. D’autres documents versés dans le récit de la prétendue grossesse se seraient également révélés falsifiés.
Plus significatif encore, rapporte Libération, Ndèye Daba Sylla aurait reconnu, concernant plusieurs des faux documents examinés par les enquêteurs, avoir eu recours à l’intelligence artificielle.
Au centre du dossier figure Ndèye Daba Sylla, âgée de 20 ans, qui se présente comme restauratrice et réside aux Parcelles Assainies. Tout aurait commencé courant 2025, lorsque J. L. Wilson, de nationalité américaine, fait sa connaissance par l’intermédiaire de l’application de rencontres Tinder.
Après plusieurs échanges, les deux se rencontrent et entretiennent une relation sexuelle. Lorsque l’Américain retourne aux États-Unis, Ndèye Daba Sylla lui annonce qu’elle est enceinte et qu’il serait le père de l’enfant à naître.
Convaincu qu’il allait devenir père et heureux de cette perspective, J. L. Wilson commence alors, selon Libération, à envoyer à la jeune femme des milliers de dollars afin de financer ce qui lui est présenté comme les dépenses liées à la grossesse. Les sommes auraient notamment servi, selon les explications qui lui étaient données, à couvrir des consultations médicales, des échographies et différentes analyses.
Les demandes financières ne se seraient pas limitées aux soins médicaux. Le ressortissant américain aurait également financé le loyer d’un appartement pris au nom de Ndèye Daba Sylla, ainsi que l’acquisition de meubles, d’appareils électroménagers et de différents effets destinés à préparer l’arrivée du futur enfant.
Pour rendre l’histoire plus crédible, la jeune femme aurait régulièrement alimenté son interlocuteur en prétendues preuves. Libération évoque notamment l’envoi, par WhatsApp, de photographies présentées comme celles de son futur bébé après des échographies, de vidéos, de résultats médicaux qui se révéleront faux ainsi que d’un certificat d’accouchement portant l’en-tête de la clinique « Yassin » des Parcelles Assainies.
Le scénario se serait poursuivi jusqu’au neuvième mois de cette grossesse présumée. Ndèye Daba Sylla aurait alors annoncé à J. L. Wilson que le bébé était mort-né. L’Américain aurait même reçu un appel téléphonique d’un homme présenté comme le « Docteur Diouf », lequel lui aurait adressé ses condoléances, renforçant encore sa conviction qu’un enfant avait réellement été mis au monde avant de décéder.
Au-delà du préjudice financier, Libération relève l’ampleur du choc émotionnel subi par J. L. Wilson. L’homme avait déjà annoncé à ses proches et à ses amis qu’il allait devenir père. Il aurait ainsi vécu successivement l’attente d’une naissance puis l’annonce du décès d’un enfant qu’il croyait être le sien.
Mais certaines incohérences finissent par éveiller ses soupçons. De retour au Sénégal, le ressortissant américain saisit la gendarmerie.
Les investigations menées par la Section de recherches auraient alors permis d’établir que le certificat d’accouchement présenté était faux. D’autres documents versés dans le récit de la prétendue grossesse se seraient également révélés falsifiés.
Plus significatif encore, rapporte Libération, Ndèye Daba Sylla aurait reconnu, concernant plusieurs des faux documents examinés par les enquêteurs, avoir eu recours à l’intelligence artificielle.