Fass–Ngom : Les populations de Bidieum réclament de l’eau potable


Fass–Ngom : Les populations de Bidieum réclament de l’eau potable
Les doléances de la quasi-totalité des populations des villages de la commune rurale de FASS dans le département de Saint-Louis se ressemblent et se succèdent à l’orée de la présidentielle de 2019. Ils ont pour nom : manque d’eau potable, non accès aux soins médicaux, enclavement entre autres.

Situé à sept kilomètres de la commune de  Fass, les habitants de Bidieum dénoncent avec véhémence les problèmes auxquels ils sont confrontés pour trouver le liquide précieux.

 Arborant des brassards rouges, les 7000 âmes de ce gros village ne sont pas passées par quatre chemins pour  tirer à boulets rouges sur le régime de Macky Sall et surtout dénoncer le non-respect des engagements des autorités locales. Scandant des slogans hostiles au régime, ces populations qui ruminent leur colère contre Macky Sall, menacent de voter pour le candidat qui aura pris en charge leur préoccupation majeure qui est le manque d’eau potable. « C’est par un puits que nous buvons et pour obtenir ce sésame nos braves femmes se lèvent très tôt le matin pour obtenir ce liquide vital », a expliqué le porte-parole du jour Modou Wade.  Devant une foule de contestataires, M. Wade  a rappelé les promesses des responsables de l’APR de la zone de doter Bidieum de l’eau, mais en vain. « Ils sont tous passés ici au nom du ministre de l’hydraulique et de l’assainissement Amadou Mansour Faye qui est le responsable départemental de l’APR pour promettre de l’eau, mais hélas rien n’a été fait » s’est désolé Modou Wade. 

A ce manque d’eau s’ajoute l’enclavement. Pour accéder à ce patelin, il faut arpenter les dunes de sable. Un enclavement qui freine l’essor des activités agricoles. En effet, en période hivernale, des centaines de sacs d’arachide, de légumes et de haricots sont cultivées dans ce village mais les producteurs trouvent du mal à écouler leurs produits. Aussi à Bidieum les contestataires ont dénoncé la cherté de l’électricité fournie par les marocains ( COMASEL). « C’est du vol ce que font ces marocains, chaque fin du mois on débourse plus de 23 000  FCFA pour payer une facture pour des paysans pauvres comme nous », ont pesté les manifestants. Ces derniers de demander à l’Etat de leur équiper le seul poste de santé du terroir et de leur trouver des médecins car pour se soigner ils sont obligés de faire 7 kms pour aller à Fass au risque de leur vie.  Courroucés, ces habitants de Bidieum ont tous menacé de voter contre le régime si jamais leurs préoccupations ne sont pas bien prises en charge par des programmes comme le PUDC et le PUMA. 
Lundi 27 Août 2018
Dakaractu



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