L’agression d’un professionnel de santé à Fadiouth a provoqué une forte réaction dans le district sanitaire de Joal. Papa Amadou Diack, infirmier-chef du poste de santé local, revient dans les colonnes de L’Observateur sur les circonstances de l’incident qui l’avait conduit à interrompre temporairement toutes ses activités sanitaires.
Selon son récit, tout est parti d’une absence de quelques minutes. Après avoir travaillé de 7 heures à 21 heures, il se serait momentanément absenté pour se rendre dans une boutique voisine, laissant sur place un collègue responsable du Centre des adolescents de Joal.
C’est pendant ce court déplacement qu’un groupe accompagnant une patiente âgée de 12 ans se serait présenté au poste de santé. Son collègue leur aurait expliqué que l’infirmier-chef reviendrait rapidement.
Mais les accompagnants auraient refusé d’attendre. Selon Papa Amadou Diack, son absence, même très brève, leur paraissait inacceptable. La tension serait rapidement montée.
Les visiteurs auraient commencé par insulter son collègue, le traitant notamment de menteur, avant de le bousculer violemment contre un mur. Informé de la situation, Papa Amadou Diack dit être revenu immédiatement dans l’objectif de calmer les esprits.
Son retour n’aurait cependant pas mis fin à l’incident. Il affirme que les individus se sont alors retournés contre lui, l’ont insulté puis roué de coups de poing. L’intervention des gendarmes aurait finalement permis de mettre un terme aux violences.
Le lendemain, l’infirmier-chef indique avoir déposé une plainte contre les personnes qu’il dit avoir formellement identifiées.
À la suite de l’incident, il avait décidé de suspendre toutes les activités sanitaires au niveau du poste. Il explique qu’il ne pouvait pas continuer à travailler sans garanties minimales de sécurité pour lui-même et ses collègues.
La situation s’est finalement détendue grâce à une médiation locale. Une importante délégation de la communauté de Fadiouth, conduite par l’ancien roi des arènes Yakhine Ndiaye, dit Manga 2, est venue rencontrer le professionnel de santé.
Les membres de la délégation lui auraient présenté les excuses des populations et demandé un règlement à l’amiable. Papa Amadou Diack explique avoir accepté cette médiation en raison de la sincérité de la démarche et des engagements pris pour éviter de nouveaux incidents.
Il a alors retiré sa plainte et repris le service, rappelant que la vocation d’un médecin ou d’un soignant est de prendre en charge les populations et non d’entrer en confrontation avec elles.
Pour autant, il refuse de considérer l’agression comme un fait totalement isolé. Selon lui, plusieurs incidents du même genre se sont déjà produits à Fadiouth et dans d’autres postes de santé de la région. Il cite notamment le cas récent d’une responsable de pédiatrie insultée en pleine activité dans une salle de néonatalogie à Fadial.
Pour l’infirmier-chef, les personnels soignants sont trop régulièrement exposés aux agressions et aux incivilités. Il demande davantage de respect ainsi que des conditions de travail sécurisées.
Après son retour, les professionnels du district sanitaire de Joal ont décidé d’organiser une « journée noire », durant laquelle seules les urgences devaient être prises en charge. La mesure, explique-t-il, a été adoptée collectivement lors d’une réunion d’urgence réunissant les infirmiers-chefs de poste et les sages-femmes du district.
Le médecin-chef du district de Joal travaille parallèlement sur la question sécuritaire. Les autorités compétentes auraient promis des améliorations. Mais pour les personnels concernés, la priorité demeure claire : pouvoir exercer sans craindre une nouvelle agression sur leur lieu de travail.
Selon son récit, tout est parti d’une absence de quelques minutes. Après avoir travaillé de 7 heures à 21 heures, il se serait momentanément absenté pour se rendre dans une boutique voisine, laissant sur place un collègue responsable du Centre des adolescents de Joal.
C’est pendant ce court déplacement qu’un groupe accompagnant une patiente âgée de 12 ans se serait présenté au poste de santé. Son collègue leur aurait expliqué que l’infirmier-chef reviendrait rapidement.
Mais les accompagnants auraient refusé d’attendre. Selon Papa Amadou Diack, son absence, même très brève, leur paraissait inacceptable. La tension serait rapidement montée.
Les visiteurs auraient commencé par insulter son collègue, le traitant notamment de menteur, avant de le bousculer violemment contre un mur. Informé de la situation, Papa Amadou Diack dit être revenu immédiatement dans l’objectif de calmer les esprits.
Son retour n’aurait cependant pas mis fin à l’incident. Il affirme que les individus se sont alors retournés contre lui, l’ont insulté puis roué de coups de poing. L’intervention des gendarmes aurait finalement permis de mettre un terme aux violences.
Le lendemain, l’infirmier-chef indique avoir déposé une plainte contre les personnes qu’il dit avoir formellement identifiées.
À la suite de l’incident, il avait décidé de suspendre toutes les activités sanitaires au niveau du poste. Il explique qu’il ne pouvait pas continuer à travailler sans garanties minimales de sécurité pour lui-même et ses collègues.
La situation s’est finalement détendue grâce à une médiation locale. Une importante délégation de la communauté de Fadiouth, conduite par l’ancien roi des arènes Yakhine Ndiaye, dit Manga 2, est venue rencontrer le professionnel de santé.
Les membres de la délégation lui auraient présenté les excuses des populations et demandé un règlement à l’amiable. Papa Amadou Diack explique avoir accepté cette médiation en raison de la sincérité de la démarche et des engagements pris pour éviter de nouveaux incidents.
Il a alors retiré sa plainte et repris le service, rappelant que la vocation d’un médecin ou d’un soignant est de prendre en charge les populations et non d’entrer en confrontation avec elles.
Pour autant, il refuse de considérer l’agression comme un fait totalement isolé. Selon lui, plusieurs incidents du même genre se sont déjà produits à Fadiouth et dans d’autres postes de santé de la région. Il cite notamment le cas récent d’une responsable de pédiatrie insultée en pleine activité dans une salle de néonatalogie à Fadial.
Pour l’infirmier-chef, les personnels soignants sont trop régulièrement exposés aux agressions et aux incivilités. Il demande davantage de respect ainsi que des conditions de travail sécurisées.
Après son retour, les professionnels du district sanitaire de Joal ont décidé d’organiser une « journée noire », durant laquelle seules les urgences devaient être prises en charge. La mesure, explique-t-il, a été adoptée collectivement lors d’une réunion d’urgence réunissant les infirmiers-chefs de poste et les sages-femmes du district.
Le médecin-chef du district de Joal travaille parallèlement sur la question sécuritaire. Les autorités compétentes auraient promis des améliorations. Mais pour les personnels concernés, la priorité demeure claire : pouvoir exercer sans craindre une nouvelle agression sur leur lieu de travail.