Dans un communiqué rendu public hier, le leader du Front national de salut public (Mom sa rew), Malick Noël Seck, a chargé le Premier ministre et son gouvernement. «Face à la catastrophe que constitue la pénurie d'eau à Dakar, le Premier ministre Mimi Touré n'a rien trouvé de mieux à dire aux Sénégalais que de «croire en Dieu», fustige-t-il. «Dieu ne sert à justifier ni l'incompétence ni la corruption des gouvernements», se désole M. Seck. Qui poursuit sur un ton ironique : «Il n'appartient à aucun membre de l'Administration, dans une République laïque, de prodiguer des sermons à défaut de résultats.» Si les Sénégalais venaient à accepter l'amalgame entre l'échec de l'Administration et la providence, enseigne Malick Noël Seck, «cela voudrait dire que plus rien ne relève de la responsabilité des hommes». Dès lors, embraie-t-il, ce que le Droit constitutionnel nomme la «responsabilité politique» du gouvernement, c'est-à-dire l'obligation pour celui-ci de démissionner lorsqu'il ne dispose plus de la confiance des membres de l'Assemblée nationale, n'est plus à l'ordre du jour. «Que pouvons nous attendre d'une Assemblée nationale aux ordres de Macky Sall et d'un Premier ministre qui se prend pour un Mollah Iranien ?», s’interroge l’ex-socialiste. Et de conclure : «Si nous devons accepter les sermons de Mimi Touré, alors les crises sociales auxquelles nous trouvons des solutions temporaires en attendant la prochaine catastrophe finiront par nous exposer aux dangers d'une épilepsie collective.»
L'Observateur
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