FAUX EN ÉCRITURE PUBLIQUE, USAGE DE FAUX ET FALSIFICATION DE DOCUMENTS ADMINISTRATIFS : Un peu plus sur le jugement du 2 mars concernant Abdoul Mbaye et son ex épouse Aminata Diack comme partie civile

« Sale temps pour Abdoul Mbaye », écrivait Libération il y a quelques jours. Les faits le confirment : l’ancien Premier ministre sera jugé le 2 mars prochain pour faux en écriture publique, usage de faux et falsification de documents administratifs. Ce, en même temps que son complice présumé Adama Thiam. Son ex- femme, Aminata Diack, s’est constituée partie civile.


L'ancien Premier ministre Abdoul Mbaye sera jugé le 2 mars prochain pour faux en écriture publique, usage de faux et falsification de documents administratifs. Selon les informations de Libération, il sera aux côtés de l’ancien officier d’état civil Adama Thiam jugé pour complicité. Comme nous l’annoncions, son ex-femme s’est constituée partie civile.
Aminata Diack estime en effet avoir subi un lourd préjudice à cause du faux présumé qu’Abdoul Mbaye a tenté de faire passer avant que la présidente du tribunal hors classe de Dakar ne saisisse le parquet de Dakar qui a ouvert une information judiciaire.
Dans le cadre de la procédure de divorce intentée, Abdoul Mbaye a déposé un certificat de mariage constaté par Adama Thiam, à l’époque, officier de l’état-civil du centre secondaire de Principal en date du 31 décembre 1998.
Selon ce document, les mariés auraient juré pour le meilleur et pour le pire sous le régime de la « séparation des biens » et de la monogamie.
Seulement, le certificat de mariage déposé par Aminata Diack et qui date du 25 juillet 2014 écrase le document cité plus haut. Ce certificat de mariage livré par le même Adama Thiam sous le numéro 002/1982 constate que le mariage a été consenti sous le régime de la communauté des biens après le mariage d’Abdoul Mbaye et Aminata Diack lorsque cette dernière était encore étudiante.
La constitution de partie civile formalisée par Aminata Diack corse la note pour l’ancien Premier ministre qui pourrait voir son image ternie en cas de procès. Lors de l’audience de divorce, Aminata Diack et ses conseils avaient déjà affirmé aux juges tout le « bien » qu’elle pensait de son mari : « La vie de ménage a été ponctuée par les comportements sus-décrits indignes d’un époux responsable, que le lien matrimonial antérieur résultant de son option monogamique indéniable est prohibitif d’une seconde union matrimoniale ; qu’il se glorifie d’une relation adultérine qui dure depuis septembre 1998 et se perpétue dans le temps.
Les actes et comportements de Monsieur Abdoul Mbaye sont blasphématoires pour une personne ayant occupé de surcroît , des responsabilités dans les plus hautes sphères privées et publiques, que pire celui-ci a cherché à l’atteindre au plus profond d’elle-même de par ses comportements sus-décrits, que toutes les turpitudes du mari ne sauraient être décrites, ni étalées dans le cadre de la procédure tant elles sont insupportables pour elle.
Que depuis longtemps, le sieur Mbaye ne lui voue aucune affection, ni attention particulière, voulant la
réduire au silence et à la résignation. Monsieur Abdoul Mbaye est un homme irrespectueux de sa parole, de ses engagements, de son épouse et de la stabilité de son ménage à travers ses comportements et actes défiant la morale, que ces faits sont constitutifs d’injures de nature à rendre l’existence en commun impossible et d’adultère grave. »
Mercredi 22 Février 2017
Dakaractu




1.Posté par Momar le 22/02/2017 18:56
Et quoi d'autre?

2.Posté par cayor le 23/02/2017 15:03
Rien pour la défense de l'ex PM. Article désiquilibré



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