FATOU BLONDIN DIOP : « C'étaient des bobards lorsqu'on peignait la Senelec comme un fleuron... Cet arrêté Ousmane Ngom est liberticide »


Fatou Diop Blondin est déboussolée. Ce membre de Aar Liñu book " condamne avec vigueur l'arrestation de quelques-uns de ses camarades.  

Au "Jury du dimanche" (Iradio) , elle apprendra que 9 de ses camarades "sont dispatchés entre le camp pénal pour Guy Marius Sagna et Rebeuss pour les autres." Toutefois, fait-elle savoir, "le combat est là et que Aar Liñu book suit tout cela de très près." Elle parlera d'arrestations arbitraires.  
"Ils ont été arrêtés pour des motifs liés à l'ordre public notamment. Ils sont arrivés à la grille du palais présidentiel. La justice a été beaucoup plus sereine que la police parce qu’ils étaient accusés de terrorisme. Et c'est quand on leur a expliqué ce que veut dire terrorisme, qu'ils ont revu la nature de leur charge. La Constitution permet de marcher jusqu'au Palais et un arrêté ne saurait se mettre au-dessus de la Constitution. C'est agresser les fondamentaux et ne pas respecter la Constitution".  

Elle s'étonnera  de remarquer qu'avant Guy Marius Sagna et ses camarades,  d'autres Sénégalais s'étaient agrippés aux grilles du Palais sans être inquiétés le moins du monde.
"Nous avons vu des partisans du pouvoir escalader, enjamber les grilles du Palais, se battre et on n'a pas parlé d'attentat ou de terrorisme. Au bout de quinze jours, on n'en a plus parlé. Cet arrêté Ousmane Ngom est liberticide. Nous aurions aimé que le Président sorte leur parler."

Interpellée sur la pertinence des explications de la Senelec quant aux raisons qui justifient la hausse, Fatou Diop Blondin s'émeut de constater  que la situation a empiré alors que du temps de Makhtar Cissé, on peignait la Société comme un fleuron qui vendait même son image à l'extérieur.

Pour elle, ce tableau beau n'était que des " bobards ". Elle dira, en passant,  que l'État n'avait pas le droit, pour régler le problème évoqué,  "d’aller  piquer sur les revenus des petites gens" au moment où il verse de l'argent dans des structures qui ne servent à rien. Elle rappellera que "le secrétariat général de la Présidence consomme plus de 40 milliards" et que "près de 1000 milliards vont dans  le fonctionnement de l'État."

Fatou Blondin Diop de poursuivre : " ils ne paient pas leurs factures et nous nous payons pour eux. Pourquoi aller chercher dans la poche des gens ? À partir du moment où on tape toujours sur les modestes Sénégalais,  cela pose problème."
Dimanche 8 Décembre 2019
Dakaractu




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