FACE À LA FORTE RÉTICENCE DE SES PROCHES / Aliou Sall choisit l'option de mettre à l'aise le Président Sall et de se libérer de certaines tâches pour mieux être à la disposition de la justice.


De sources proches du maire de Guédiawaye, il ressort l'information selon laquelle la décision pour Aliou Sall de démissionner de ses fonctions de Président de la Caisse de Dépôt et de Consignations a été prise après un bras de fer énorme. Ce bras de fer l'a en effet opposé à ses militants, partisans, collaborateurs et amis qui se sont battus corps et âme pour l'empêcher de rendre le tablier.

D'ailleurs, c'est de justesse que des échauffourées n'ont pas éclaté hier tard dans la nuit, aux environs de 3 heures du matin, chez lui à Guédiawaye entre ceux qui défendaient mordicus qu'il n'était pas question de le laisser démissionner et ceux qui par leur proximité d'avec Aliou Sall, pouvaient être ( à tort) soupçonnés de ne rien faire pour qu'il renonce à sa décision. Non contents de lui faire comprendre que son schéma de partir de la CDC était voué à l'échec, les jeunes se sont arrangés pour interdire à leur maire de faire toute déclaration publique en envahissant la mairie de Guédiawaye. Ce qui obligera Aliou Sall à procéder autrement et à publier un communiqué de presse.

Bref, dans cette affaire, il reste établi que l'ancien journaliste a bravé la colère de ses collaborateurs pour, nous dira un de ses proches, '' mettre à l'aise son frère qui est le Président de la République, lui permettre d'agir librement et de rester fidèle à son principe mis en branle depuis 2012 de ne protéger personne.

'' Notre interlocuteur nous confie aussi que '' le maire de Guédiawaye veut davantage se libérer des contingences liées à ses fonctions de directeur de la CDC pour faciliter à la justice, qui aura besoin de procéder à des auditions, son travail ''.

Dans la lettre qu'il a écrite pour démissionner, il aura notamment dit : ''Que Dieu nous préserve de la méchanceté gratuite, et surtout du mensonge structuré !

Face à une telle entreprise de déstabilisation savamment construite, il faut l’avouer, il y avait, à mes yeux, deux réponses à apporter : l’une par la prise de parole publique, l’autre par les actes. Faut-il rappeler que j’avais dans un premier temps décidé de répondre point par point aux accusations iniques sur mon appartenance à telle ou telle société, sur des éléments de salaire, sur des versements de commissions indues, sur une rente pétrolière ahurissante étalée sur pas loin d’un demi-siècle ''. Quelques minutes plus tard,il mettra la main sur le Coran pour jurer, en exclusivité sur Dakaractu, que les accusations portées sur lui sont fausses dans leur intégralité.
Lundi 24 Juin 2019



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