Entretien avec Ngalla Sylla, entraîneur des « Lions » du Beach soccer : « On peut rêver de l’or aux mondiaux… »

À quelques jours du démarrage des jeux mondiaux de Beach Soccer prévus du 11 au 16 octobre au Qatar, l’entraîneur de l’équipe nationale du Sénégal, Ngalla Sylla, revient ici sur la préparation et les objectifs du Sénégal. L’ancien capitaine des « Lions », reconverti entraîneur depuis quelques années déjà, compte bien mener ses troupes sur les sommets mondiaux de la discipline. Avec successivement les jeux mondiaux et la coupe du monde de Beach Soccer qui se profilent, entre autres défis, il a répondu sans détour aux questions de Dakaractu, dans cet entretien…


Entretien avec Ngalla Sylla, entraîneur des « Lions » du Beach soccer : « On peut rêver de l’or aux mondiaux… »

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Globalement comment se passe la préparation de l'équipe nationale de Beach Soccer ? 

 

« La préparation se passe très bien, pour l’instant, on touche du bois. Au début c’était un peu difficile avec les blessées et les malades, mais on a pu gérer tout ça, et la préparation se passe super bien. » 

 

Concrètement quelle est votre feuille de route ? 

 

« Notre feuille de route, aujourd’hui après avoir joué nos deux matches  amicaux (contre Marseille Beach Team), on se tourne vers les jeux mondiaux de Beach Soccer. Donc l’équipe devrait  normalement quitter le mardi 8 octobre, puisque la compétition va démarrer du 11 jusqu’au 16 octobre. À notre retour, il y’aura un autre tournoi qui se déroulera à Lagos, au Nigeria. On partira au plus tard le 30 octobre pour y disputer un tournoi avec l’Angleterre et le Nigeria (Copa Lagos.) Par la suite nous reviendrons à Dakar pour y faire dix jours avant d’aller disputer la coupe du monde 2019 au Paraguay. »

 

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Justement vous venez de jouer deux matches amicaux contre Marseille BT ici même à Dakar (Diamalaye, le 30 septembre et le 2 octobre.) Pourquoi Avez-vous porté votre choix sur cette équipe ? 

 

« Tout d’abord on remercie l‘équipe de Marseille Beach Team, on devait jouer contre l’Iran. Mais, après le tirage au sort des jeux mondiaux, on s’est aperçu que le Sénégal et l’Iran partagent la même poule, du coup il fallait changer de partenaire. Du coup c’était très difficile de trouver un adversaire contre  qui jouer, vous savez les équipes européennes programment tout à l’avance. On avait même contacté le Maroc, malheureusement ils avaient déjà un tournoi programmé, même situation avec la Suisse et autres…Il fallait qu’on trouve un match amical, qu’importe l’équipe, on devait essayer de mettre en application notre organisation tactique déjà peaufinée. » 

 

Qu'est-ce qui a motivé votre choix de jouer à domicile ? 

 

« Pour ce qui est de notre choix de jouer à domicile, bon on a l’habitude de jouer tous nos matches à l’extérieur. Si vous comptez bien nous n’avons pas joué plus de cinq matches à domicile. Le Sénégal a joué deux fois ici à la plage de Diamalaye (Contre la Cote d’Ivoire et le Cap-Vert.) Donc il était très normal, de jouer à domicile, d’attirer le public Sénégalais, et contribuer à vulgariser ce sport… » 

 

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Le Sénégal a obtenu deux victoires à l'issue de cette double confrontation. Êtes-vous satisfait des performances du groupe ? 

 

« Un technicien n’est jamais satisfait, il faut attendre la fin de la compétition, pour faire l’évaluation, il est trop tôt pour cela. Ce qu’on peut retenir sur les deux matches amicaux qu’on a joué c’est qu’on a réussi à marquer dix buts pour trois encaissés. Maintenant on sait que sur le secteur technique on a des choses à rectifier. »

 

Comment appréhendez-vous ces jeux mondiaux de Beach Soccer qui se dérouleront du 11 au 16 octobre ? Avez-vous un objectif précis pour cette compétition majeure ? 

 

« Vous savez le Sénégal est logé dans la poule C, avec de grandes équipes telles que l’Iran, l’Ukraine et le Paraguay. Il est clair qu’on va jouer nos chances jusqu’au bout, même si c’est une poule très serrée. Le premier match sera déterminant. Car, c’est une poule à 4, les premiers de chaque groupe iront directement en demi-finale, il n’y aura pas de deuxième. On fera tout pour gagner notre premier match. Ces jeux mondiaux nous permettront de bien préparer la coupe du monde Paraguay 2019 » 

 

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Le Sénégal semble avoir eu un bon tirage, pour cette coupe du monde, dans le groupe C… Êtes-vous de cet avis ? 

 

« Le Sénégal n’est pas logé dans une poule facile, ceux qui le disent ne connaissent pas nos adversaires. L’Iran est actuellement classé 4e au classement mondial, le Paraguay est aussi une grande nation de Beach Soccer, ils ont un jeu teigneux et très technique. L’Ukraine développe un jeu européen, même s’ils n’ont pas participé à beaucoup de grandes compétitions, c’est une bonne équipe. De toutes les façons, ce n’est pas évident d’avoir une poule facile dans une coupe du monde, il y’a quand même les 16 meilleures équipes du monde. Il s’agit là de notre 7e participation à la coupe du monde, l’objectif c’est d’aller le plus loin possible, au moins entrer dans le carré d’as. C’est une obligation que la fédération nous fixe, on fera tout pour aller côtoyer les cadors. » 

 

Néanmoins les « Lions » ont les armes pour faire un mondial intéressant, voire titiller les cadors…

 

« On va batailler comme des « Lions » et espérer un résultat positif au bout. Nous restons concentrés, on va continuer de travailler comme le font les autres équipes. Le staff aussi abat un travail colossal. » 

 

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Cette équipe a quasiment tout gagné sur le plan Africain. Le Sénégal est numéro 1 dans le classement Afrique, 11e au niveau mondial. Ne pensez-vous pas qu'il est temps de rêver plus grand ? Pourquoi pas remporter l'or aux jeux mondiaux 2019 ? 

 

« On est numéro 1 Africain, et 11e sur le plan mondial, ça fait deux ans que je suis à la tête de la sélection. Depuis lors on travaille ardemment pour accéder au moins aux demi-finales de la coupe du monde. L’année dernière n’eut été le carton rouge de Alseyni Ndiaye, un des cadres de cette équipe, on aurait pu gagner contre la Suisse, finir premier pour espérer jouer contre l’Iran pour une place en demi. Malheureusement, on est tombé sur une grande nation qu’est l’Italie. Il n’y aura pas de match facile, mais espérons que le Sénégal pourra sortir du groupe C. On peut rêver de l’or, pourquoi pas. Ça ne sera pas du tout facile, l’essentiel est de rester concentré sur nos matches de poule. Si on a notre chance, on va la saisir. » 

 

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Les conditions de préparation ont-elles été satisfaisantes d'après vous ? 

 

« Une préparation n’est jamais parfaite mais quand même la fédération de football a déployé beaucoup de moyens à elle seule. C’est d’ailleurs l’occasion de les remercier, parce si ce n’était pas la fédération sénégalaise, l’équipe de Beach Soccer serait passée à côté depuis fort longtemps. Cette équipe a besoin de l’aide l’Etat du Sénégal. Ces jeunes ont besoin de soutien et de motivation… »

Samedi 5 Octobre 2019
Dakaractu




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