« En moins de 5 minutes, la cité était inondée » : Fadel Camara raconte une nuit cauchemardesque aux Maristes


À la Cité Belle Vue de Hann Maristes, les récentes fortes pluies ont laissé derrière elles un spectacle de désolation. Des véhicules submergés, des logements envahis par les eaux et des équipements électroménagers détruits : plusieurs jours après le sinistre, les habitants tentent encore de mesurer l’ampleur des pertes. Pour Fadel Camara, témoin direct de cette nuit cauchemardesque, l’urgence est désormais d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise.

 

Il est environ 3 heures du matin lorsque le cauchemar commence. Alors qu’il travaille encore sur son ordinateur, Fadel Camara assiste à l’effondrement du mur séparant la cité de l’autoroute, sous la pression des eaux accumulées. En quelques instants, un véritable torrent se déverse dans le quartier. « En moins de cinq minutes, la cité était déjà inondée », raconte t’il. Les eaux montent à plus d’un mètre, engloutissant des centaines de véhicules et envahissant le rez de chaussée de certains immeubles. Face à cette montée fulgurante, les habitants sont pris de court et doivent réagir dans l’urgence pour sauver ce qui peut encore l’être.

 

Au milieu de la panique, Fadel Camara pense d’abord à la sécurité des personnes. Son premier réflexe est de couper le disjoncteur de son logement avant de défoncer la porte de la chambre d’une voisine endormie pour lui porter secours. Avec la progression rapide des eaux, ils se réfugient à l’étage, impuissants face à la catastrophe. Plusieurs jours après, le quartier porte encore les stigmates de cette nuit terrible. Des propriétaires font remorquer leurs véhicules, tandis que d’autres ouvrent leurs maisons pour les faire sécher, nettoient les pièces et désinfectent les surfaces souillées. Les appareils électroménagers endommagés s’accumulent, témoignant de pertes matérielles considérables. Selon Fadel Camara, les dégâts enregistrés dans son seul logement sont estimés à plus de trois millions de francs CFA. À l’échelle de la cité, l’évaluation globale des pertes est toujours en cours.

 

Si les habitants saluent le soutien apporté par les autorités après les inondations, leur inquiétude demeure entière. Car, selon leurs témoignages, les eaux envahissent régulièrement cette partie du quartier, même si les dernières pluies ont provoqué des dégâts particulièrement importants. 

 

L’absence de pertes en vies humaines constitue un soulagement, mais elle ne suffit pas à effacer le traumatisme ni à réparer les dommages. Désormais, les résidents réclament des mesures concrètes et durables pour s’attaquer aux causes du problème. Leur message est sans équivoque, ils ne veulent plus revivre une nuit où, en quelques minutes, leurs maisons, leurs véhicules et leurs biens se retrouvent sous les eaux. Aux autorités de transformer les interventions d’urgence en une réponse structurelle capable de protéger durablement la Cité Belle Vue.

Dimanche 11 Octobre 2026
Karim Ndiaye