Émigration irrégulière : Les solutions préconisées par la Chambre de commerce de Dakar pour freiner le phénomène.


Abdoulaye Sow, le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad), est d’avis qu’il existe des solutions efficaces pouvant retenir les jeunes au Sénégal et les empêcher de se lancer dans des projets périlleux comme l’émigration irrégulière qui a fait plusieurs centaines de décès en peu de temps. Pour ce faire, il préconise l’exploitation agricole. Une activité qui profite aussi bien aux jeunes qu'au Sénégal dans sa quête d’autosuffisance alimentaire.

 

‘’Concernant les terres aménagées par la Saed (Société d'aménagement et d'Exploitation des Terres du Delta du Fleuve Sénégal), nous avons constaté que l’essentiel est en jachère. Il faut que le secteur privé renforce ses efforts à ce niveau. L’exploitation agricole va permettre au Sénégal d’être autosuffisant certes, mais elle va occuper les jeunes et contribuera à leur maintien dans leur pays. Ce sera un début de solution qui va freiner cette émigration clandestine des jeunes à la recherche de meilleures conditions de vie. À notre niveau, nous avons initié des programmes, à travers un projet ‘’Archipélago’ avec l’Union européenne. Ce projet profite pour le moment à 450 jeunes en formation dans les régions de Kolda, Louga, Dioubel et Dakar. À l’issue de cette formation les bénéficiaires auront des aptitudes à mener certaines activités’’, a dit le président Sow.

 

L’autre question préoccupante soulevée par le président de la Cciad, a porté sur le foncier. ‘’Il est urgent que l’on parle du foncier. Il est anormal qu’on ait des terres laissées en rade et de l’eau à portée et ne pas pouvoir en profiter pour des exploitations agricoles. Nous devons faire en sorte que chacun en profite et qu’on puisse atteindre cette autosuffisance visée. Il nous faut des concertations en ce sens parce qu’il existe des financements disponibles et des programmes qui attendent des projets bancables pour les financer’’.

 

Pour le président de la Cciad, l’urgence est aussi de fédérer les acteurs du secteur privé. ‘’Il y a un problème que nous acteurs du secteur privé sommes les seuls à solutionner. C’est notre unité. C’est parce qu’il n’y a pas de cohésion dans nos rangs que pour la plupart des cas, c’est l’administration qui réfléchit et décide à notre place. Nous pensons qu’avec la nouvelle équipe mise en place par le président Babacar Ndiaye de la Cnes, nous allons renforcer les concertations. Le secteur privé doit aussi savoir que l’union des forces profite à nous tous. Et que c’est unis que nous pourrons relever beaucoup de défis’’.

Vendredi 6 Novembre 2020
Dakaractu



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