Embuscade de Tongo-Tongo contre des soldats américains : La France tue l'un des responsables et affaiblit davantage l'État islamique dans le Grand Sahara


Embuscade de Tongo-Tongo contre des soldats américains : La France tue l'un des responsables et affaiblit davantage l'État islamique dans le Grand Sahara
Le 04 octobre 2017, quatre (04) soldats américains ont été tués au village de Tongo-Tongo, au Niger. Des hommes armés leur ont tendu une embuscade alors qu'ils étaient en mission avec des militaires nigériens. L'opération est revendiquée par l'Etat islamique dans le Grand Sahara dont l'émir n'est personne d'autre que Adnan Abu Walid as-Sahraroui.
Onze mois après cette attaque dirigée contre des forces américaines en Afrique, l'un des auteurs a été tué par l'armée française. Dans la matinée du 26 août dernier, comme le rapporte Menastream.com, des forces d'opération de Barkhane ont, dans une opération menée entre Infoukaretane et Labouta, au sud de Menaka, réussi à mettre hors d'état de nuire le nommé Mohamed Atinka ag Almouner tandis que l'un de ses acolytes, Dando Cheffou est toujours en cavale.
Considéré comme l'un des lieutenants d'Adnan Abou Walid as-Sahraoui, il a été identifié parmi les responsables de la mort des soldats américains lors de l'embuscade du 4 octobre 2017. Les forces de Barkhane ont également tué l'un de ses gardes du corps. Des victimes collatérales sont à déplorer avec la mort d'une femme et d'un enfant. Une enquête est annoncée par l'armée française pour élucider les conditions dans lesquelles ces civils ont été tués. 
Cette perte est un énième coup essuyé par l'État islamique dans le Grand Sahara qui a enregistré la défection le 11 août dernier, de l'un de ses pions essentiels, en la personne de Abzou Aissa ou Sultan Ould Badi. L'émir de la katiba Salahedine s'est rendu aux autorités algériennes, avec trois de ses hommes. Cette reddition, nous expliquait le chercheur Héni Nsaibia de l'Agence Menastream, résultait de la traque inlassable dont le jihadiste malien faisait l'objet de la part des forces de Barkhane.
Pour palier ces pertes et contourner la pression opérée sur elle par Barkhane et des milices locales à l'image du MSA et du Gatia, l'EIGS s'est déployé à l'est du Burkina Faso. Le chercheur Nsaibia explique que depuis février dernier, des attaques, y compris avec des engins explosifs improvisés (EEI) sont menées contre des forces de défense burkinabè. En raison des moyens utilisés, Héni Nsaibia argue que ces opérations sont menées concomitamment par des éléments du groupe jihadiste burkinabè Ansarul Islam et de l'Etat islamique dans le Grand Sahara. Un rapport de l'Onu publié récemment a présenté un cadre d'Ansarul Islam, Oumarou Boly comme proche de l'EIGS.
Jeudi 30 Août 2018
Dakaractu



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