L’émotion était vive hier devant la chambre criminelle de Ziguinchor où comparaissait Oumar Sadio, poursuivi pour le meurtre de sa compagne, Binta Diatta. Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, le parquet a requis vingt ans de travaux forcés contre l’accusé, qui a reconnu avoir mortellement frappé la jeune femme à l’aide d’un coupe-coupe.
Le verdict est attendu le 1er juillet 2026.
Face au tribunal, Oumar Sadio, serveur à Cap-Skirring, a livré des aveux glaçants.
« Je reconnais avoir tué ma copine Binta Diatta », a-t-il déclaré à la barre, avant d’ajouter d’une voix visiblement troublée : « Je ne sais même pas comment j’ai pu faire ça. »
Les faits remontent au 10 février 2024.
Ce jour-là, vers 15h45, l’accusé se présente lui-même à la brigade territoriale du Cap-Skirring pour signaler la mort de sa compagne dans l’appartement qu’ils occupaient ensemble au quartier Montagne.
Mais très vite, les constatations des gendarmes vont orienter les soupçons vers lui.
Selon L’Observateur, les enquêteurs découvrent le corps de Binta Diatta allongé sur un matelas, partiellement recouvert d’un drap. La victime présente de graves blessures au niveau de la tête, du cou, de l’oreille droite, de la mâchoire et de l’avant-bras.
Lors de la perquisition, les gendarmes mettent également la main sur un coupe-coupe posé sur le toit d’une chambre ainsi qu’une culotte multicolore en tissu wax.
Les analyses de la police scientifique révèlent des traces de sang sur l’arme blanche.
L’autopsie pratiquée par un chirurgien orthopédiste-traumatologue conclut à une mort violente provoquée par une importante hémorragie consécutive à une plaie cervicale ayant entraîné une fracture du rachis cervical supérieur.
Confronté aux éléments de l’enquête, Oumar Sadio finit par reconnaître sa culpabilité.
Deux ans plus tard, il réitère ses aveux devant la chambre criminelle.
Selon l’accusé, une dispute aurait éclaté avant le drame. « Elle m’avait énervé », a-t-il expliqué au tribunal pour tenter de justifier son geste.
Le parquet, estimant les faits constants et particulièrement graves, a demandé une condamnation exemplaire.
« Je demande au tribunal de condamner l’accusé à vingt ans de travaux forcés. Ce ne sera que justice », a requis le procureur.
La défense, assurée par Me Djiby Diagne, a pour sa part tenté d’obtenir une requalification des faits.
L’avocat a soutenu que la préméditation n’était pas établie et a présenté son client comme « un homme malheureux » n’ayant jamais eu affaire à la justice auparavant.
« Il a tué sa compagne par amour », a plaidé Me Djiby Diagne, demandant au tribunal de retenir la qualification de coups et blessures volontaires et d’accorder des circonstances atténuantes.
L’audience a également été marquée par le témoignage de la sœur aînée de la victime, P. Cissé.
Cette dernière a affirmé qu’Oumar Sadio exerçait régulièrement des violences sur sa sœur avant le drame. Elle a aussi indiqué que la culotte retrouvée sur les lieux appartenait à l’accusé au moment des faits.
À l’issue des débats, le tribunal a mis l’affaire en délibéré au 1er juillet prochain.
Âgé de 44 ans, divorcé et père de deux enfants, Oumar Sadio risque désormais vingt ans de travaux forcés.
Le verdict est attendu le 1er juillet 2026.
Face au tribunal, Oumar Sadio, serveur à Cap-Skirring, a livré des aveux glaçants.
« Je reconnais avoir tué ma copine Binta Diatta », a-t-il déclaré à la barre, avant d’ajouter d’une voix visiblement troublée : « Je ne sais même pas comment j’ai pu faire ça. »
Les faits remontent au 10 février 2024.
Ce jour-là, vers 15h45, l’accusé se présente lui-même à la brigade territoriale du Cap-Skirring pour signaler la mort de sa compagne dans l’appartement qu’ils occupaient ensemble au quartier Montagne.
Mais très vite, les constatations des gendarmes vont orienter les soupçons vers lui.
Selon L’Observateur, les enquêteurs découvrent le corps de Binta Diatta allongé sur un matelas, partiellement recouvert d’un drap. La victime présente de graves blessures au niveau de la tête, du cou, de l’oreille droite, de la mâchoire et de l’avant-bras.
Lors de la perquisition, les gendarmes mettent également la main sur un coupe-coupe posé sur le toit d’une chambre ainsi qu’une culotte multicolore en tissu wax.
Les analyses de la police scientifique révèlent des traces de sang sur l’arme blanche.
L’autopsie pratiquée par un chirurgien orthopédiste-traumatologue conclut à une mort violente provoquée par une importante hémorragie consécutive à une plaie cervicale ayant entraîné une fracture du rachis cervical supérieur.
Confronté aux éléments de l’enquête, Oumar Sadio finit par reconnaître sa culpabilité.
Deux ans plus tard, il réitère ses aveux devant la chambre criminelle.
Selon l’accusé, une dispute aurait éclaté avant le drame. « Elle m’avait énervé », a-t-il expliqué au tribunal pour tenter de justifier son geste.
Le parquet, estimant les faits constants et particulièrement graves, a demandé une condamnation exemplaire.
« Je demande au tribunal de condamner l’accusé à vingt ans de travaux forcés. Ce ne sera que justice », a requis le procureur.
La défense, assurée par Me Djiby Diagne, a pour sa part tenté d’obtenir une requalification des faits.
L’avocat a soutenu que la préméditation n’était pas établie et a présenté son client comme « un homme malheureux » n’ayant jamais eu affaire à la justice auparavant.
« Il a tué sa compagne par amour », a plaidé Me Djiby Diagne, demandant au tribunal de retenir la qualification de coups et blessures volontaires et d’accorder des circonstances atténuantes.
L’audience a également été marquée par le témoignage de la sœur aînée de la victime, P. Cissé.
Cette dernière a affirmé qu’Oumar Sadio exerçait régulièrement des violences sur sa sœur avant le drame. Elle a aussi indiqué que la culotte retrouvée sur les lieux appartenait à l’accusé au moment des faits.
À l’issue des débats, le tribunal a mis l’affaire en délibéré au 1er juillet prochain.
Âgé de 44 ans, divorcé et père de deux enfants, Oumar Sadio risque désormais vingt ans de travaux forcés.