Elégie à Momar Seyni Ndiaye.


Par un jour d’avril, le ciel s’est fendu pour accueillir un Esprit éclairé.
Un voyage inattendu vers l’inconnu qui a fini par fendre nos Cœurs.
A Cœur joie, il disséquait, avec une éloquence et une pertinence outre mesure,
La configuration si complexe de notre champ politique.
 
La Divine Providence vient d’arracher une échine dorsale de la presse sénégalaise,
Une presse accablée par les coups de boutoir d’un peuple qui n’ajoute plus foi en elle.
De la vielle école, l’homme ne manquait guère d’accuser réception de ces accusations et supputations
Faisant des hommes de médias des « vendus » toujours en opération politique commandée.
 
Journaliste et analyste d’un autre Univers d’excellence, l’homme voyait bien,
Il voyait bien cette collusion abominable entre le champ politique et le champ journalistique.
A perte de salive, il ne cessait point d’alerter et de lever son bouclier
Pour protéger cette noble mission républicaine, ce fardeau pour une foultitude de journalistes.
 
La disparition de cet Esprit si bien éclairé est, comme disait l’autre,
Assimilable à une entière bibliothèque qui croule sous les flammes,
Emportant avec elle : l’art oratoire, l’éthique, la déontologie et la pertinence légendaire.
Comme toute légende humaine, la sienne a pris tristement fin.
 
La fin d’une vie bien remplie portant l’estampe de missions accomplies.
La fin des cours magistraux en études politiques pour nous autres profanes.
En fin, la fin d’une croisade journalistique accomplie.
 
Et comme Jules César, naguère,
Momar Seyni Ndiaye est venu, a vu, a convaincu et a vaincu !
Puisses-tu reposer en paix illustre Esprit éclairé !
 
Par Alassane Koringho Sagna, étudiant en Journalisme à l’UGB.
 
Vendredi 12 Avril 2019
Dakaractu




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