Élections municipales : « Rien ne me contraint à fixer la date et si cela devrait se faire, ce serait dans le cadre d’un dialogue… »( Bassirou Diomaye Faye)


Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, n'exclut pas la dissolution de l'Assemblée nationale, tout en affirmant qu'aucune décision n'est arrêtée à ce stade. Interrogé dans le cadre d'une interview, le chef de l'État a soutenu que « nous ne sommes pas encore au 2 décembre » et qu'il n'y a « pas de fixation » sur une dissolution ni sur une date d'élections.

 

Il est revenu sur la démarche de ceux qui, pressés d'aller aux élections, ont saisi la Cour suprême pour obtenir une date. Selon lui, la juridiction leur a répondu à deux reprises, à travers un référé-liberté et un référé mesures utiles, que rien ne le contraint, en ce moment, à fixer la date des élections. Et si une telle décision devait être prise, a-t-il ajouté, ce serait « dans le cadre d'un consensus », rappelant son attachement au dialogue et son sens de la concertation en matière d'affaires publiques.

 

Relancé sur le maintien de l'option d'une dissolution, Bassirou Diomaye Faye a répondu par une question : « Pourquoi exclure une prérogative dont on est investi par la Constitution ? Pour lui, « tout est question de nécessité et de contexte ». Le moment venu, « selon ce qu'on aura en face », la décision sera prise, la seule boussole étant, a-t-il dit, l'intérêt supérieur du peuple sénégalais et la fluidité dans la communication entre les institutions.

 

Le président a également insisté sur la responsabilité de chaque institution, appelée selon lui à être « à la hauteur ». Il ne pense pas qu'il puisse y avoir de blocage absolument insurmontable. C'est précisément pour de telles situations, a-t-il rappelé, que la Constitution a aménagé les pouvoirs de chaque institution afin qu'elle puisse agir en conséquence.

Jeudi 24 Septembre 2026
Dakaractu