Les enseignants du privé se sont réunis ce Samedi 17 Juin au siège de la CSA, en assemblée générale, pour constituer un syndicat qui s'occupera de leurs revendications et intérêts. Selon ces travailleurs du privé, cette nouvelle organisation dénommée SYNEPS (Syndicat national de l'enseignement privé du Sénégal) se fixe comme défi la lutte pour une meilleure image des enseignants du privé qui traversent des moments difficiles caractérisés par des traitements salariaux indécents de la part de leurs employeurs qui ne sont que des capitalistes sauvages. “Tout ce qui les intéresse, c'est leurs dividendes au détriment des droits de leurs employés. Nous actuellement, nous sommes dirigés et employés par des Sénégalais qui n'arrêtent pas de bafouer nos droits. Tous les jours, à travers le Sénégal, des enseignants du privé sont licenciés de façon abusive et sont harcelés dans les écoles. Les femmes qui sont de braves enseignantes aujourd'hui ne peuvent même pas bénéficier de congés de maternité. À chaque fois qu'elles sont en état de grossesse, elles restent chez elles. Elles sont tout de suite remplacées et elles ne peuvent plus reprendre leur poste après l'accouchement", a fustigé Socé Fall et ses camarades qui ne comprennent toujours pas pourquoi l'État du Sénégal les a laissées entièrement entre les mains d'employeurs qui bafouent leurs droits. En conséquence, leur situation est extrêmement difficile en période de vacances. Car, ces travailleurs du privé ne reçoivent rien durant 3 trois mois.
"Aujourd'hui 70% des enseignants du privé n'ont pas de contrat validé par l'inspection du travail. Les enseignants du privé souffrent terriblement. Pourquoi faut-il un enseignant du public, un enseignant du privé ? Un traitement pour les enseignants du public, différent du traitement pour les enseignants du privé? Ce n'est pas normal", a souligné Socé Fall, le secrétaire général du SYNEPS en interpellant le gouvernement du Sénégal pour qu'il se préoccupe aussi des établissements d'enseignement privé. "Que les parents d'élèves sachent que nous sommes prêts à faire tout ce qu'il faut pour entrer dans nos droits. Nous irons même en grève si nos situations ne sont pas améliorées", a conclu Socé Fall devant ses collègues du privé.
"Aujourd'hui 70% des enseignants du privé n'ont pas de contrat validé par l'inspection du travail. Les enseignants du privé souffrent terriblement. Pourquoi faut-il un enseignant du public, un enseignant du privé ? Un traitement pour les enseignants du public, différent du traitement pour les enseignants du privé? Ce n'est pas normal", a souligné Socé Fall, le secrétaire général du SYNEPS en interpellant le gouvernement du Sénégal pour qu'il se préoccupe aussi des établissements d'enseignement privé. "Que les parents d'élèves sachent que nous sommes prêts à faire tout ce qu'il faut pour entrer dans nos droits. Nous irons même en grève si nos situations ne sont pas améliorées", a conclu Socé Fall devant ses collègues du privé.