Education : Ce que dit la Cosydep de la suppression éventuelle de l’examen du Cfee ou du Bfem


A l’occasion du 1er panel de la Campagne ‘‘Nos Vacances pour l’Ecole 2019’’, organisé par la COSYDEP, la publication du rapport portant sur l’analyse des résultats des examens scolaires, a suscité un débat salutaire sur un enjeu important. 


La COSYDEP s’en  félicite car «cela consolide notre rôle d’information, de veille, d’alerte et de propositions pour relever le défi de la qualité et de l’inclusion du système éducatif», a dit Cheikh Mbow, directeur exécutif de la dite organisation, qui  « a enregistré des contributions importantes soit par interpellation directe ou par le bais des réseaux sociaux. »

Conformément à sa  vocation de plateforme citoyenne d’échanges, la COSYDEP a  choisi de laisser se poursuivre le débat « afin d’engranger le maximum d’idées »  D’ailleurs, la COSYDEP a instruit ses antennes locales de continuer à alimenter les discussions. Cela s’inscrit dans le respect des principes et critères de la démarche scientifique et « le Groupe de travail a pris toutes les dispositions pour traiter et intégrer les remarques susceptibles d’enrichir le rapport », a signalé M. Mbow. Selon lui, le but de la campagne ‘‘Nos Vacances pour l’Ecole’’ « est d’offrir aux acteurs et partenaires un espace d’échanges pour éprouver des idées, construire des consensus et explorer des pistes pour des décisions éclairées. » Toutefois, pour un débat constructif et de meilleure qualité, la COSYDEP a tenu à apporter des précisions sur certains aspects soulevés. En effet, dira le directeur executif,  «  le rapport n’a pas proposé la suppression de l’examen du CFEE ou du BFEM. Par contre la COSYDEP  a clairement proposé primo, l’organisation d’un débat national ouvert et inclusif sur la faiblesse des performances des élèves aux examens scolaires. Secundo,  La réforme du CFEE qui  pourrait s’organiser autour des circonscriptions pédagogiques en cohérence avec les principes de la déconcentration et de la décentralisation de l’éducation. Et tertio La suppression du concours d’entrée en 6èmeCette proposition repose sur des raisons d’ordre politique, législatif, psychopédagogique et économique. En effet, le concours d’entrée en 6ème est, d’une part en contradiction avec l’obligation scolaire de 10 ans et, d’autre part, il n’est plus ce concours sélectif au bout duquel l’on retenait les meilleurs. Les candidats passent dans l’enseignement moyen au prorata de sa capacité d’accueil exprimée à travers le nombre de places disponibles, établi par un décret. Dans l’ancien système, les candidats qui passaient dans l’enseignement moyen le faisaient absolument avec le CFEE mais aujourd’hui, l’on trouve bon nombre d’élèves en 6ème sans le niveau requis. » 

Sur ce point, la position de la COSYDEP « n’est aucunement synonyme d’un passage automatique de tous les élèves de CM2 en 6ème. La Coalition plaide pour que soit restitué aux enseignants le pouvoir de décider, au plan pédagogique, du parcours de leurs élèves. »  Enfin, la coalition propose «  desréformes profondes du système d’évaluation, de l’enseignement-apprentissage en salle de classe, de l’organisation de l’espace et du temps scolaires. » 

Jeudi 29 Août 2019
Dakaractu



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