Le Sénégal revoit ses ambitions de croissance pour l’année 2026. Selon l’exposé général des motifs du projet de loi de finances rectificative, la progression de l’activité économique devrait s’établir à 2,7 %, soit une révision à la baisse de 2,3 points par rapport au cadrage initial.
Le gouvernement attribue cette dégradation des perspectives aux répercussions de la crise énergétique mondiale ainsi qu’à un déficit pluviométrique projeté en lien avec le phénomène El Niño. Le document présente donc ce risque climatique comme une hypothèse du nouveau cadrage, sans dresser un bilan définitif de la campagne agricole.
Le conflit au Moyen-Orient occupe une place centrale dans les justifications avancées. D’après le PLFR, les tensions géopolitiques ont provoqué une hausse rapide du cours du Brent, remettant en cause les hypothèses sur lesquelles reposait la loi de finances initiale.
Cette nouvelle conjoncture affecte simultanément les recettes et les dépenses publiques. L’État doit notamment supporter un coût accru des subventions énergétiques, alors que plusieurs recettes attendues du Plan de redressement économique et social sont révisées à la baisse.
Pour répondre à cette situation, le gouvernement annonce un recentrage des interventions publiques sur la production, l’emploi, la santé, l’éducation et les services essentiels. Le PLFR prévoit également de préserver les investissements jugés prioritaires, tout en réduisant les crédits de projets présentant une faible exécution ou un impact socio-économique moindre.