ESCROQUERIE : Le commerçant Ibrahima Niang soutire plus de 35 millions à des vendeurs de pneus, après leur avoir fait miroiter un conteneur de pneus.


ESCROQUERIE : Le commerçant Ibrahima Niang soutire plus de 35 millions à des vendeurs de pneus, après leur avoir fait miroiter un conteneur de pneus.

Ibrahima Niang, alias Birane Niang, a été attrait à la barre du tribunal des flagrants délit de Dakar ce mardi 10 août 2021 pour répondre des délits d'abus de confiance et d'escroquerie portant sur une somme de plus de 35 millions de francs Cfa. Il sera édifié sur son sort le 17 août prochain. 

Il ressort clairement des débats d'audience que le prévenu a usé de manœuvres dolosives envers ses collègues commerçants dont Galas Mbaye, Mamadou Gueye, Abdou Khadir Dior, Ndiaga Faye et Ibrahima Lo. Le mis en cause leur a fait croire qu’il détenait un conteneur de pneus au niveau du Port Autonome de Dakar (PAD) et avait un client à qui les revendre. Ainsi, il a pu encaisser une somme de 35 millions de francs Cfa auprès de ces derniers avant de disparaître dans la nature. Devant la barre, le prévenu a nié les faits au moment de son interrogatoire avec le tribunal. 

Pour l'avocat de la partie civile, le prévenu est un escroc renommé, car celui-ci est un habitué des faits. À cet effet, la robe noire estime qu'il y a remise des pneus d'une valeur de 35 millions de nos francs parce qu'il leur avait fait croire qu'il avait un conteneur au niveau du port de Dakar.

Au final, ils se sont rendus compte que le conteneur n'a jamais existé. "Et c'est cette manœuvre frauduleuse qui a motivé les remises de sommes de la part des plaignants. L'escroquerie est bel et bien établie", dira-t-elle, avant de réclamer l'allocation d’une somme de 3 millions de francs Cfa à chacun des demandeurs au titre de dommages et intérêts.

Vu la constance des faits, le représentant du ministère public a déclaré le sieur Ibrahima Niang coupable avant de requérir une peine d'emprisonnement de 2 ans ferme contre lui.

Quant à l'avocat de la défense, c’est un dossier qui devait atterrir au tribunal de commerce parce que le mis en est un commerçant. "Ce qu'on tente dans cette affaire, c'est de vouloir rendre délictuelle la fonction de mon client. C'est un commerçant et vendeur de pneus. Il est le fils d'un vendeur de pneus", a fait savoir l'avocat qui souligne que dans ce dossier, ni le procureur ni la partie civile n'a démontré l'existence d'un mandat. Sur ce, la défense sollicite que son client soit renvoyé des fins de la poursuite. 

L'affaire a été mise en délibéré jusqu'au 17 août prochain. 
Mardi 10 Août 2021
Dakaractu



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