Du parrainage pour la présidentielle de 2019 au droit du candidat à concourir aux suffrages des Sénégalais.

Le débat politique Sénégalais est occupé par la très sensible question du parrainage. Ainsi deux camps s’opposent, les uns (le pouvoir) voulant l’instaurer et les autres (l’opposition) qui ne veulent pas en entendre parler.


Du parrainage pour la présidentielle de 2019 au droit du candidat à concourir aux suffrages des Sénégalais.
L’homo-senegalensis mélano creos, s’habitue,  élection après élection à des débats, des querelles entre les hommes politiques qui aspirent tous à les diriger. Après le ticket présidentiel et les 25% de WADE, MACKY  tient à son parrainage.  Les deux ont en commun, une énième volonté de tripatouiller la constitution. 
Les raisons avancées par le pouvoir sont très simples et tiennent en une seule phrase : « limiter le nombre de candidatures » et avec comme exemple les 47 listes aux dernières législatives, en oubliant qu’il en avait parrainé certaines. Donc, s’il y eut une pléthore de liste aux élections de juillet 2017, c’est en partie par la faute du pouvoir. Mais bon ce qui est valable pour les législatives ne l’est pas pour une présidentielle.
La raison est toute simple, si vous financez des candidats pendant la présidentielle, vous sciez la branche sur laquelle vous êtes assis.  Il faut en toute urgence éviter les candidatures plurielles. Pour cela, il faut modifier la constitution qui permet à tout citoyen et au parti politique de briguer le suffrage des Sénégalais. Si l’on suit la volonté du pouvoir, il faut 1% de l’électorat, c’est-à-dire environs 65.000 signatures pour valider sa candidature. Naturellement les partisans du Macky défendent becs et ongles cette proposition, comme à leurs habitudes, si Macky dit OUI tout le monde dit OUI. Pour eux, « quelqu’un qui est incapable de réunir 65.000 signatures, ne mérite pas d’être candidat ». Léger comme argument, trop léger.
Par ailleurs, ils mettent sur la table, l’aspect financier, pour eux trop de candidats, « coûterait trop cher à l’États », comme si le bulletin unique ne pouvait pas faire l’affaire. Du côté de l’opposition on pense naturellement à un coup fourré. Ils pensent que le parrainage est un piège, qui n’a qu’un seul but qui est de « choisir des candidats taillés sur mesure ». Mais au-delà de toutes ces considérations politiques, il urge de revenir sur les fondements d’un État de droit. La dernière réforme constitutionnelle a pourtant dégagé les règles du jeu.
Dans la constitution, il est clairement stipulé,  que tout citoyen a le droit de briguer le suffrage des Sénégalais. Les droits des partis politiques  y sont également et très clairement définis. Dire donc qu’il faut la signature du  1% des électeurs va à l’encontre du droit du citoyen et des partis politiques.
Par ailleurs, « avoir le droit de briguer le suffrage des Sénégalais », telle que dit dans la constitution, veut dire dans un langage très simple que quiconque a le droit, sur la base d’un programme et ou d’idées demander aux Sénégalais de voter pour lui. La campagne électorale est faite pour cela. C’est-à-dire que même si au départ vous n’avez que 10 intentions de vote, vous pouvez réussir à convaincre 1 000 000 de Sénégalais, vous pouvez par la grâce de Dieu être élu Président de la République. Être « incapable de réunir 65.000 signatures » ne veut point dire être incapable de bénéficier de 1 000 000  de votants le jour du scrutin. Parce qu’au finish, c’est au peuple de décider...
Mardi 3 Avril 2018
Dakaractu



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