Droits des enfants : Le consortium « Agir Ensemble » sollicite l’adoption accélérée d’un code de l’enfant complet et ambitieux.


En prélude de l’assemblée générale des Nations Unies qui marque le 30ème anniversaire de l’adoption de la convention relative aux droits de l’enfant prévu le 23 septembre, le Consortium « Agir ensemble » qui réunit sept (7) organisations, a procédé ce mardi 17 septembre, au lancement officiel du rapport mondial sur les droits de l’enfant.
Ledit rapport intitulé « Pour les droits des enfants maintenant », indique que trente ans après que les dirigeants du monde entier se sont engagés à protéger les droits des enfants, des millions d’entre eux ne vont toujours pas à l’école, vivent dans la pauvreté, sont exploités, subissent des violences et font aussi l’objet de mauvais traitements et de négligence. 
Le document renseigne que les statistiques internationales ont clairement défini les défis à relever. Chaque année à travers le monde, plus de cinq (5) millions d’enfants meurent de causes évitables et près de la moitié de ces décès sont dus à la sous-nutrition. Quinze (15) millions d’adolescents disent avoir subi des violences sexuelles et soixante-quatre (64) millions d’enfants n’ont pas accès à une éducation primaire.
Grâce à ces résultats, cette coalition qui œuvre en faveur des enfants et des membres associés indique que le rapport appelle à une nouvelle ère d’engagement pour ses  couches vulnérables et que les gouvernements doivent prendre des mesures ambitieuses pour la cause des enfants qui sont souvent victimes de discriminations et de violences.
En outre, le regroupement d’organisations internationales de révéler dans son rapport que même si  l’enregistrement de l’enfant à la naissance est érigée en priorité par le gouvernement du Sénégal qui le considère comme un droit essentiel à l’exercice des droits fondamentaux, seul 77% des enfants de moins de 5 ans sont enregistrés à l’état civil. Non sans rappeler que le droit à la santé demeure un défi car le taux de mortalité maternelle reste encore élevé (236 décès pour 100.000 naissances vivantes) avec des disparités persistantes entre le milieu urbain et le milieu rural.
À ce titre, le consortium « Agir ensemble » recommande que l’adoption d’un texte complet et ambitieux soit offrant des éléments de réponse à des problèmes urgents, comme par exemple, la mendicité des enfants talibés, le relèvement de l’âge du mariage des filles à 18 ans, la déclaration des naissances et la scolarité obligatoire jusqu’à 16ans. Par le biais de ce texte normatif qui sera érigée en priorité politique, l’état devrait assurer une meilleure intégration de la protection de l’enfant politique et publique à travers les différents plans sectoriels.
Mardi 17 Septembre 2019
Dakaractu



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