Droit de réponse à l’article de presse en ligne : ruines de chemins de fer du Sénégal, diagnostic, alerte, ect.


Droit de réponse à l’article de presse en ligne : ruines de chemins de fer du Sénégal, diagnostic, alerte, ect.
Avec un titre passablement pompeux, sur un ton inutilement polémique, aux accents de tract électoral qui mêle maladroitement constats de La Palice, contrevérités manifestes, pétitions de principe mâtinées de «  y a qu’à », ou « faut qu’on », cet article tente en vain de jeter le  discrédit sur l’ambition et la réalité de la politique ferroviaire du Président Macky Sall.
Nous ne le suivrons pas dans la polémique ou l’invective, armes favorites de politiciens en quête de reconnaissance ou de de visibilité, car tout ce qui est excessif est insignifiant.
Certaines mises au point semblent néanmoins nécessaires au regard du respect des règles du droit de réponse et dans le souci d’éclairer les lecteurs et l’opinion.
Les citoyens sénégalais qui sont témoins de la réalisation du Train express régional (Ter), infrastructure de dernière génération destinée à l’amélioration qualitative et  durable de la mobilité des populations dans la région de Dakar, se poseront très justement la question de l’existence de « martiens » dans le paysage politique actuel.
L’auteur se présente, en effet, comme « ingénieur et souteneur de Hadjibou Président », souffrant sans doute d’amnésie sélective, car omettant de faire état de l’honneur qu’il a eu de servir un précédent Ministre  des   Infrastructures, au poste de Directeur de cabinet. Oubli sans doute pardonnable faute de réalisations concluantes à mettre à son actif, en matière ferroviaire.
Thiessois de souche, du reste comme son « mentor », le Premier Ministre Hadjibou Soumaré, ancien Ministre sous plusieurs gouvernements avant 2012. 
Comment peut-on, dès lors, faire croire qu’un ancien Ministre et Premier Ministre pendant de si longues années, thiessois de surcroit, qui n’a laissé aucune trace autorisant, si j’ose dire, à lui accorder « un préjugé ferroviaire favorable », détiendrait soudain, par une divine grâce, les clés du renouveau ferroviaire du Sénégal, plus précisément dans son berceau du Cayor.
Non ! Être, candidat à la candidature pour la magistrature suprême ne saurait constituer un blanc-seing permettant de  prendre les sénégalais pour des demeurés.
C’est qu’en vérité, le processus de dégradation des conditions d’exploitation des chemins de fer du Sénégal s’est inscrit dans la longue durée, durant plusieurs décennies d’impéritie, faute d’une prise en charge adéquate des mesures  nécessaires pour assurer une maintenance correcte de l’outil et régénérer le capital humain, matériel et infrastructurel.
C’est sous le magistère du Président Macky Sall que la problématique du maillage ferroviaire optimal du territoire, a été replacée au cœur des politiqués publiques, à travers le diagnostic, mené en amont, dans le cadre du PSE. C’est à sa vision que nous devons, comme rappelé précédemment, la mise en en œuvre  du Projet du Ter, infrastructure ferroviaire moderne, rapide, capacitaire, structurante et respectueuse de l’environnement qui va révolutionner la mobilité dans la région de Dakar.
C’est aussi la force de son plaidoyer ininterrompu dans tous les foras internationaux qui a relancé l’intérêt des partenaires bilatéraux et multilatéraux pour le renouveau du rail dans la sous-région.
La concession du chemin de fer Dakar Bamako, à l’œuvre depuis 2003, s’est révélées au fil des ans avec des pertes cumulées sur plusieurs exercices au bénéfice exclusif d’intérêts privés sans aucune amélioration, bien au contraire, de l’état des infrastructures  et du matériel faute du respect des engagements d’investissements antérieurement pris.
Cette situation de faillite a conduit les deux Etats du Mali et du Sénégal, au mois de décembre 2016, à résilier la concession, seul moyen pour pouvoir négocier des financements dédiés à la remise en état des infrastructures qui sont leur propriété.
Parallèlement à la structuration de de financements conséquents auprès de la communauté des partenaires techniques et financiers, dans un contexte de crise sécuritaire dans la sous-région, les deux Etats ont mis en place, sur ressources budgétaires propres, un plan d’urgence de 7,5 Mds de Fcfa en vue de la restauration d’une capacité minimale de traction et du traitement de certains points critiques de la voie ferrée. Ces ressources ont été intégralement mises à disposition et consommées, sans pour autant que les objectifs poursuivis soient atteints.
L’engagement a été pris, par ailleurs,  par les Etats, malgré le très faible niveau d’activité, de préserver l’emploi et de faire face aux charges salariales tant que l’activité n’aura pas significativement redémarré.
Je peux aujourd’hui annoncer que  les actions menées,  de concert avec le Ministre des Infrastructures Abdoulaye Daouda Diallo, avec le Soutien du Premier ministre et de son Excellence le Président de la République, les efforts, sans relâche, de recherche de financements ont porté leurs fruits. Les requêtes de financement des deux Etats adressées à la Banque Mondiale et à l’Agence française de développement (AFD) sont finalisées.et portent sur :
le financement d’un programme d’extrême urgence comprenant l’achat de locomotives, de wagons et d’Equipements de voie sans quoi l’exploitation ne saurait reprendre efficacement ; (ii) la réalisation d’un certain nombre d’études indispensables à la mise sur pieds de programmes cohérents de gestion des ressources humaines, des investissements et de  l’exploitation ; enfin, (iii) le financement des dits investissements. 
Dans l’attente de la mise à disposition effective des financements, un fonds intérimaire  de 10Mds de Fcfa va être mis en place, à brefs délais, pour reconstituer la capacité de traction de Dakar Bamako Ferroviaire (DBF) et sécuriser la voie, dans le cadre d’un nouveau statut juridique et une gouvernance renforcée et performante :
4 locomotives de grande puissance sont programmées pour être à quai à Dakar dans les 6 mois pour un montant Cif d’environs 7,32Mds de Fcfa ;
1 Locomotive prévue pour être réhabilitée dans les ateliers de Thiès pour un montant de 1,2Mds de Fcfa dans les mêmes délais.
Par ailleurs, sur instruction de son excellence Monsieur le Président de la République à Monsieur Premier Ministre,  l’encours d’arriérés d’indemnités de départ à la retraite a été soldé et les autres contentieux sociaux bénéficieront d’un traitement bienveillant, à charge pour Mr Diallo, d’actualiser les engagements de son candidat à la candidature.
Je voudrais redire aux cheminots, au nom du Ministre en charge des infrastructures et de son Excellence Monsieur le Président de la République, de garder confiance et de ne pas se laisser abuser par des sifflements  qui ne risquent de durer que le temps d’une campagne, alors que  nous avons besoin, et ferons en sorte que le sifflement du train soit, de nouveau, rapidement et durablement entendu, dans la sécurité, de Dakar à Kidira.

                                                               
Abdou Ndéné Sall
Dimanche 7 Octobre 2018
Dakaractu



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