Drame de Louga : des familles endeuillées dénoncent la visite du ministre des Transports

Après l’accident meurtrier sur l’axe Louga–Saint-Louis, des proches des victimes critiquent les conditions de la visite du ministre des Transports, Abdou Lahad Ndiaye. L’Observateur rapporte leurs accusations, leur colère face à la présence de militants et leurs difficultés à l’hôpital.


À la douleur du deuil s’ajoute une vive contestation des conditions de prise en charge et de la visite ministérielle. Dans son édition du 26 octobre, L’Observateur rapporte la colère de plusieurs familles touchées par l’accident survenu sur l’axe Louga–Saint-Louis.
 
Le quotidien fait état de neuf morts et de cinq blessés graves. À l’hôpital régional Amadou Sakhir Mbaye de Louga, où les victimes ont été acheminées, des proches disent avoir été confrontés à des formalités administratives éprouvantes alors qu’ils tentaient de récupérer les dépouilles.
 
C’est dans ce contexte que la visite du ministre des Transports, Abdou Lahad Ndiaye, a suscité leur indignation. Selon les témoignages recueillis par L’Observateur, certaines familles estiment que cette venue a pris l’allure d’une opération de communication politique.
 
Abdou Khadre Mbodj, présenté comme l’oncle de l’une des victimes, dénonce notamment la présence d’une délégation partisane et de personnes venues filmer les familles. Il affirme également que des proches des défunts auraient été malmenés par des gardes du corps du ministre. Ces accusations sont celles rapportées par le journal et ne sont pas accompagnées, dans l’article fourni, d’une réponse de la partie mise en cause.
 
Les critiques portent aussi sur le maintien d’un rassemblement politique à proximité de l’établissement hospitalier. Pour les personnes interrogées, la situation imposait de donner la priorité au recueillement et à l’accompagnement des victimes.
 
L’Observateur rapporte par ailleurs des difficultés d’accueil à l’hôpital. Le journal évoque un manque de place ayant conduit à installer certains blessés dans la cour et les couloirs de l’établissement. Ces conditions ont renforcé les inquiétudes des familles sur la prise en charge médicale.
 
Le quotidien mentionne toutefois un communiqué ministériel annonçant que l’État prendrait en charge les victimes. Cette annonce ne suffit pas, selon les témoignages publiés, à dissiper les tensions nées autour de la visite.
 
Des proches réclament enfin un examen plus approfondi des conditions de sécurité du transport interurbain. Leur demande porte notamment sur l’état et l’adaptation des véhicules utilisés sur les routes du Nord, après un drame qui a brutalement frappé plusieurs familles.
Lundi 26 Octobre 2026
Dakaractu