Un nouveau drame de l’infanticide secoue la ville de Mbour. Dans la nuit du 29 octobre, le quartier Santessou a été le théâtre d’une scène glaçante : un nouveau-né de sexe masculin, retrouvé vivant dans un tuyau d’évacuation de toilettes, avant de succomber quelques heures plus tard à l’hôpital.
Selon les informations publiées par Libération, la mère de l’enfant, A.Hann, a été identifiée, arrêtée et placée en garde à vue.
Une découverte macabre au cœur de la nuit
Il est un peu plus de 22 heures lorsque la Brigade nationale des sapeurs-pompiers de Mbour alerte le commissariat central. Un bébé a été découvert abandon-né dans les toilettes d’une maison située près du Centre des handicapés de Santessou.
Sur place, les policiers et les secouristes découvrent un nouveau-né encore en vie, coincé dans un tuyau PVC d’environ 10 cm de diamètre, reliant la cuvette à la fosse septique. Les pompiers ont dû extraire le nourrisson avant de le réanimer, dans une scène insoutenable.
Les habitants, sous le choc, expliquent avoir entendu des cris étouffés provenant des toilettes depuis 19 heures, sans pouvoir en déterminer l’origine jusqu’à ce que la chaise anglaise soit démontée.
Une enquête minutieuse pour identifier la mère
D’après Libération, aucun occupant de la maison ne se disait au courant d’une grossesse. La police a alors convoqué toutes les femmes vivant sur les lieux pour vérification médicale.
Le 30 octobre, une réquisition est adressée à la directrice de l’hôpital Thierno Mansour Barro de Mbour. Sur place, le gynécologue obstétricien chargé de l’examen fait une découverte sans appel : Amy Hann présente un tableau de rétention placentaire, un cordon ombilical visible et des saignements post-partum.
Le verdict médical tombe : « A. Hann a accouché récemment. »
Le nourrisson n’a pas survécu
Malgré son extraction rapide et son transfert à l’hôpital par les sapeurs-pompiers, le nouveau-né a succombé quelques heures plus tard.
Quant à A.Hann, elle a été placée en garde à vue dans les locaux du commissariat de Mbour. Elle devra répondre des faits d’infanticide devant la justice.