Dr Massamba Guèye : « Ce qui m’intéresse, c’est le discours qu’on va faire dire à nos objets, une fois de retour »


La commission nationale de l’UNESCO pour l’Education a organisé avec la collaboration du ministère de la Culture, un atelier de formation sur la lutte contre le trafic illicite des Biens culturels au Sénégal. L’objet de cet atelier est un renforcement de capacité des spécialistes et professionnels de la culture en plaidoyer.

Invité comme panéliste, le docteur Massamba Guèye, manager de la maison de l'oralité et du patrimoine Kër Leyti, s’est réjoui de cette initiative et démontre son importance. « La perte des biens n’est pas juste la perte des objets, mais aussi la perte des valeurs et des symboles que ces objets avaient et la perte des messages que ces objets avaient. Mais le plus important, c'est que nous sommes des peuples en reconstruction à la reconquête de nos identités. Cet atelier vient à son heure parce qu’il est venu au moment où les élèves rentrent de vacances et on pourra ainsi avec les familles, construire une réflexion », fait-il savoir.

Toutefois, l’homme de l’art se veut plus précis. Il insiste sur l’image à donner à ces objets et biens culturels qui seront restitués. Mais surtout dans notre système éducatif car, dit-il, l'histoire est tronquée par moment ou complètement dénaturée.  

« L’impact dans le curricula va être très cohérent. Nous travaillons en perspective de l’intégration du PCI dans le curriculum. Ce qui m’intéresse, c’est ce qu’on va dire à nos objets. Quel est ce discours qu’il faut refaire dire à nos objets une fois qu’ils vont revenir. Notre parole a été volée et une autre parole a été donnée à nos objets. Pour que l’épée de El Hadj Omar revenant, raconte la victoire et la disparition mystérieuse qui a construit notre imaginaire et notre mythe. Il faut intégrer ces objets dans notre cursus scolaire », conclura t-il.  
Lundi 12 Juillet 2021
Dakaractu



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