Dr Bakary Sambe, directeur de Timbuktu Institute : « La survie du Mali est celle de l’Afrique »


Dr Bakary Sambe, directeur de Timbuktu Institute : «  La survie du Mali est celle de l’Afrique »

Le Dr Bakary Sambe a officiellement lancé les activités du bureau Mali et Sahel de son institut, ce jeudi 11 mars à Bamako en présence du ministre malien de la Réconciliation nationale, le Colonel Major Ismaël Wagué.

 

« Initiatives endogènes et stratégies internationales : vers la Co-construction de la paix et de la stabilité au Mali ? ». C’était le thème principal développé par le Dr Bakary Sambe, directeur de Timbuktu Institute, un centre d’études sur les sujets relatifs à la paix. 

 

Le respect de la dignité, a débuté le conférencier, doit être au cœur de la solidarité et de la coopération internationale« L’idéal serait que celui que l’on désigne souvent comme « bénéficiaire » devienne un « coopérant », a plaidé le Dr Sambe.

 

Aux dires du directeur de Timbuktu Institute, la culture reste le levier « sous-exploité » en matière de recherche de paix dans le Sahel. Le pays du « Sinankuya », mécanisme social « permettant la paix même dans l’adversité », ira chercher la paix dans ses tripes, a-t-il affirmé. 

 

Convaincu que les héritiers des bâtisseurs de l’empire de Wagadu sont « capables du meilleur » pour l’Afrique, le Dr Sambe de lancer lors de cette conférence : « La survie du Mali est celle de notre région. Sa paix est celle de tout le monde. »

 

Dans son discours, le Dr Bakary Sambe s’est prononcé sur les problèmes qu’il y a au Mali en soutenant que ces derniers sont « des problèmes maliens, mais les solutions sont également maliennes ». Il poursuit : « Il n’est pas évident de voir cette oppression à l’œil, mais le Mali profond a besoin de stabilité, les maliens sont devenus des mendiants dans leur propre pays ».

 

Il préconise, créer des conditions pour que les maliens puissent vivre dignement en inversant la courbe. Le Dr Sambe est revenu brièvement sur la présomption de culpabilité. Selon lui, «  le mauvais côté n’est pas une question d’ethnie au Mali c’est seulement une histoire de compréhension et que chacun doit faire un compromis dans le sens de l’autre pour un meilleur vivre ensemble ».

 

Pour finir, il a lancé un appel à l’endroit de la population malienne, à une remise en cause et à un arrêt d’accusation des étrangers en encourageant à cet effet, toute action qui valorise les discussions entre maliens.

D’autres thèmes ont également été développés au cours de la conférence de lancement. 

 

À savoir : « Le rôle des facteurs et des acteurs endogènes dans la résolution des conflits en Afrique de l’Ouest et au Mali » développé par Moussa Makan Camara, président de la Fondation Balanzan.

 

Quant à l’ancienne ministre Maïga Sina Damba, vice-présidente du Réseau des femmes ministres et Parlementaires du Mali, elle a développé le thème : « Quelle place pour les femmes et les initiatives féminines dans la stabilisation et la mise en œuvre de l’Accord de paix au Mali ? »

Vendredi 12 Mars 2021
Dakaractu



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