Double meurtre de Pikine Technopole : face au juge, Nabou Lèye maintient ses dénégations, téléphone et ADN renforcent sa version

Réentendue par le juge d’instruction dans l’affaire du double meurtre d’Aziz Dabala et Waly Gano, Nabou Lèye a maintenu qu’elle n’avait jamais quitté son domicile le soir des faits. Selon Les Échos, la géolocalisation de son téléphone et les résultats des tests ADN effectués sur la scène du crime ne la placeraient pas sur les lieux.


Nabou Lèye persiste et signe. Réentendue vendredi par le juge d’instruction chargé du dossier du double meurtre de Pikine Technopole, la danseuse a une nouvelle fois contesté toute implication dans la mort d’Aziz Dabala et Waly Gano.
 
Selon Les Échos, le magistrat instructeur s’est particulièrement intéressé à son emploi du temps durant la journée et la soirée correspondant aux faits.
 
Nabou Lèye aurait alors fourni un récit détaillé de ses déplacements, mais aussi de ses appels et communications téléphoniques.
 
Elle affirme n’avoir jamais quitté son domicile durant la soirée du double meurtre.
 
Cette déclaration aurait été confrontée aux données provenant de son téléphone portable.
 
Selon le quotidien, la géolocalisation de l’appareil tendrait à confirmer que la danseuse n’était pas présente sur les lieux du crime.
 
Le téléphone avait déjà été remis aux enquêteurs de la Division des investigations criminelles dans le cadre des premières investigations. Son exploitation n’aurait révélé aucun élément directement incriminant.
 
Les investigations ont toutefois permis de constater que Nabou Lèye avait été en communication avec une amie durant la période concernée. Dans le souci, selon elle, de contribuer à la manifestation de la vérité, elle aurait accepté de fournir l’identité de cette personne aux enquêteurs.
 
Cette audition intervient alors qu’un autre protagoniste du dossier, Mamadou Lamine Diao, présenté par Les Échos comme le présumé auteur principal du double meurtre, aurait maintenu ses accusations contre la danseuse.
 
Il aurait notamment continué à soutenir qu’elle était la commanditaire des faits et qu’elle aurait elle-même porté des coups aux victimes.
 
Nabou Lèye rejette catégoriquement ces accusations.
 
Un autre élément scientifique occupe désormais une place centrale dans le dossier : les tests ADN.
 
Le juge d’instruction avait ordonné, par délégation judiciaire, des analyses sur les traces recueillies sur la scène du crime.
 
D’après les résultats rapportés par Les Échos, quatre personnes auraient laissé des traces permettant d’établir leur présence sur les lieux : les deux victimes, le présumé auteur principal ainsi qu’une quatrième personne qui n’a pas encore été identifiée.
 
Nabou Lèye ne ferait pas partie de ces quatre profils.
 
Ces éléments scientifiques viennent donc, à ce stade, conforter ses dénégations concernant sa présence physique sur les lieux du double homicide.
 
L’affaire reste néanmoins entre les mains du juge d’instruction, qui doit confronter ces résultats aux autres déclarations, témoignages et pièces du dossier.
 
La défense de Nabou Lèye espère désormais que les données de géolocalisation et les conclusions des analyses ADN pèseront dans l’appréciation finale de sa situation judiciaire.
 
L’enquête, elle, doit toujours répondre à une question centrale : qui est la quatrième personne dont l’ADN aurait été retrouvé sur les lieux ?
Lundi 31 Aout 2026
Dakaractu