Dominé et frustré lors d’un combat de lutte, l’apprenti de transport en commun, Dame Ndiaye, assène des coups de machette à son collègue.

Poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de 5 jours au préjudice d'Ousmane Sarr, Dame Ndiaye a eu la chance de n’avoir pas écopé une peine assez lourde. Il a fait face ce lundi 17 janvier au juge du tribunal d’Instance de Dakar. Malgré la requalification des faits, il a bénéficié de la clémence du tribunal qui lui inflige une peine de 3 mois assortie de sursis.


Dominé et frustré lors d’un combat de lutte, l’apprenti de transport en commun, Dame Ndiaye, assène des coups de machette à son collègue.
Il ressort des éléments de l’enquête que les deux protagonistes sont des « apprentis » de transport en commun qui officient dans une même voiture. En effet, pour se distraire, le prévenu et la partie civile ont tenu un combat de lutte au cours duquel Dame Ndiaye, plus âgé, a été battu par Ousmane Sarr. Frustré de sa défaite, Dame a proféré des injures à l’encontre du plaignant qui a engendré une bagarre qui a vu un ami accompagnateur d’Ousmane Sarr s’y immiscer.


Malgré la première altercation, le prévenu Dame Ndiaye a su garder son mal en patience. Pour se venger d'Ousmane Sarr, il a préparé son coup pour attendre la victime au niveau de la plage. Malencontreusement, le jeune Ousmane Sarr était muni d’un couteau que le mis en cause, Dame Ndiaye, lui a arraché des mains avant de lui asséner un coup de machette sur l’avant-bras gauche. Arrêté par la police, il a été jugé ce lundi 17 janvier 2022 par le tribunal d’Instance de Dakar.


Placé sous mandat de dépôt depuis le 07 janvier, le prévenu maintient ces déclarations à l’enquête préliminaire et avoue avoir agressé son collègue apprenti avec un couteau. Toutefois, il réfute toute préméditation de son acte. À son tour, Ousmane Sarr déclare que son bourreau est venu l’attaquer encore après leur première altercation avant de préciser qu’il voulait que la partie civile déclare qu’elle ne réclame rien.


Selon le substitut du procureur, les faits ne souffrent d'aucune contestation. Suffisant pour la parquetière de solliciter la requalification des faits en coups et blessures volontaires avec préméditation. Quant à la répression, elle s'en rapporte à la sagesse du tribunal.


Finalement, le juge en rendant son verdict, requalifie les faits en coups et blessures volontaires avec préméditation et le condamne à 3 mois de sursis.
Mardi 18 Janvier 2022
Dakaractu




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