Docteur Amadou Alpha Sall, directeur de l'Institut Pasteur de Dakar : « Moins de 7% des chaînes de transmission de la Covid-19 sont actifs »

Le ministère de la Santé et de l'Action Sociale a procédé ce samedi à faire le bilan des six mois de présence de la covid-19 au Sénégal. L’institut pasteur de Dakar destinés en
primo pour les tests, s'est adonné à cet exercice. Ainsi, le docteur Amadou Alpha Sall, directeur de l'institut devant le pupitre du ministère de la Santé où se sont succédé le docteur Bousso, le professeur Seydi, a donné les faits marquants des six mois de covid-19 au Sénégal au niveau de l’institut Pasteur.


Les tests de laboratoire

 

Tout d'abord la fiabilité, la rapidité et la disponibilité des tests qui avaient été fixées comme objectif par le ministère de la Santé ont pu se faire. La capacité qui était de 500 au début, est passée à 2000, accompagnée par une décentralisation progressive qui a permis d'assurer la disponibilité sur l'ensemble du territoire national. Les labos ont été installés en avril à Touba et en mai à Kolda. Après Kédougou, Matam et Richard Toll au mois de juillet. À Ziguinchor et Kaolack en août et à Tambacounda depuis septembre. 

 

À ce jour, 127.896 échantillons ont été testés par l'institut Pasteur de Dakar dont 83.383 au niveau du laboratoire central et 44.593 dans les laboratoires décentralisés.

 

La grippe est présente mais beaucoup moins importante par rapport à la place qu'elle occupait les années précédentes.

 

Le déploiement en phase pilote des diagnostics rapides

 

À Kédougou, Tamba, Richard-Toll, Ziguinchor, Kaolack, l’évaluation qui sera faite de cette phase pilote les prochaines semaines, devrait nous faire tirer les enseignements pour étendre son utilisation au niveau national.

 

La formation du personnel et l'équipement des structures décentralisées

 

Cela permet de renforcer les laboratoires dans le dispositif de lutte contre les épidémies. Le dispositif de recherche mis en place a conduit à des résultats importants. Le premier est la plateforme clinique de recherche supervisée par le Professeur Seydi. Elle est mise en place pour évaluer et choisir les meilleurs traitements et molécules pour prendre en charge les patients sévères et les patients modérés. La deuxième même si le virus a été réintroduit plus de quarante fois au Sénégal, elle n'a pas connu beaucoup de changements depuis son arrivée.

 

L’analyse des chaines de transmission indique qu'une majorité d’entre elles a pu être atteinte. Aujourd'hui, moins de 7% sont encore actifs. Ce qui nous amène à une tendance baissière. Tout ce travail ne peut réussir que si tout un chacun de nous respecte les mesures barrières et respecte la distanciation. 

Samedi 5 Septembre 2020
Dakaractu




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