Une figure du journalisme au Sahel : c'est ainsi que Reporters sans frontières (RSF) décrit Moussa Kaka, 66 ans, et plus de trois décennies passées à raconter le Niger sur la radio Saraounia qu'il a lancée à Niamey il y a plus de 25 ans, désormais doublée d'une télévision, qui emploient 70 personnes.
Moussa Kaka a aussi informé pendant de nombreuses années les auditeurs de RFI, dont le signal est coupé au Niger depuis plus de trois ans et il a fait partie des correspondants de RSF.
Notre confrère, rappelle l'organisation, a sillonné les villes comme les hameaux les plus reculés du Niger, nouant des contacts avec toutes les couches de la société.
Moussa Kaka, poursuit RSF, a subi de nombreuses pressions au fil de sa carrière. Il a passé un an en détention, sous la présidence de Mamadou Tandja, en 2007 et 2008.
Il a été interpellé l'année précédente avec cinq autres journalistes, et inculpé de « complicité de diffusion de document de nature à troubler l'ordre public ».
Depuis le 31 août au soir, Moussa Kaka n'a plus été vu ni entendu. Parti de son média pour rentrer chez lui, il n'y est jamais arrivé.
RSF réitère son appel aux autorités du Niger à ouvrir une enquête. Elles n'ont à ce jour jamais communiqué sur sa disparition.