Au Niger, voici 11 jours que notre confrère Moussa Kaka est porté disparu. Il a en effet été vu pour la dernière fois le 31 août au soir en quittant le siège du groupe de médias qu'il dirige, la Radio Télévision Saraounia. Selon la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), qui cite des sources familiales, il aurait pu être intercepté sur le chemin de son domicile. Mais les circonstances exactes et le lieu où il se trouve restent inconnus.
La disparition de ce journaliste renommé inquiète bien au-delà du Niger. Georges Alian Boyomo, le directeur de publication du quotidien Mutations, l'un des plus importants titres de la presse camerounaise, par ailleurs Secrétaire général du réseau des patrons de presse du Cameroun, appelle à sa libération.
« Sa place n'est pas dans un lieu de détention »
« C'est une situation que nous suivons avec attention et qui nous semble assez préoccupante, souligne-t-il au micro de Polycarpe Essomba. Moussa Kaka est un confrère respecté et réputé pour la qualité de son travail. Nous appelons donc à sa libération. Sa place n'est pas dans un lieu de détention, mais plutôt auprès de ses collaborateurs, ses confrères et sa famille nucléaire ».
Il poursuit : « Que ceux qui l’auraient enlevé et le séquestrent le libèrent et usent plutôt des moyens démocratiques pour faire entendre leurs revendications le cas échéant. La presse est le souffle de la démocratie et nul ne doit, quel que soit le motif, bâillonner ou soustraire les journalistes à leur travail quotidien. Cela vaut également pour le Niger. Même dans le contexte politique et institutionnel en vigueur dans ce pays, il est souhaitable que les journalistes puissent continuer à exercer convenablement leur métier. Libérez Moussa Kaka ! »