Discours du Pr Macky Sall à la Nation : Le Collectif pour le Rapatriement des Sénégalais décédés de Covid espère toujours l’annulation de la mesure


Discours du Pr Macky Sall à la Nation : Le Collectif pour le Rapatriement des Sénégalais décédés de Covid espère toujours l’annulation de la mesure
Le Collectif pour le Rapatriement des Sénégalais décédés de Covid (CRC - Sénégal) une organisation de la diaspora mobilisée pour l’annulation de la mesure prise par l’État du Sénégal d’interdire le rapatriement des Sénégalais décédés de Covid, espère que le Chef de l’Etat reviendra sur cette décision à l’issue de son discours à la Nation prévu ce soir. 
Pour le collectif, il faut que Macky Sall remette les pendules à l’heure et « toute la diaspora l’y invite et guette, avec intérêt, son discours », indique-t-il dans un communiqué d’autant que la mesure a hypothéqué une palette de droits fondamentaux.
 En premier lieu, peut-on lire sur la note signée par Serigne Chouébou DIONE, Coordinateur du pôle juridique du Collectif international pour le rapatriement des personnes décédées du COVID-19 (CRC Sénégal), le droit à la protection de la personne humaine (article 7), les libertés culturelles, religieuses, la liberté de conscience (article 8). La mesure d’interdiction selon lui, met les corps face à un risque d’exhumation au bout d’un certain temps, voire celui d’incinération ou d’enterrement dans des fosses communes. À cela s’ajoute la mise en cause de l’égalité des citoyens devant la loi et devant le service public (article 7 précité combiné avec l’article 6 de Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789). En second lieu, les instruments internationaux ratifiés par le Sénégal consacrent le droit au retour, vivant ou mort, le droit au retour des migrants décédés.
Enfin, fait savoir le collectif, les droits fondamentaux énumérés ne pouvaient être mis en cause et violés que si l’objectif de protection de la santé publique avait rendu nécessaire la mesure d’interdiction. Or, il est démontré, les documents scientifiques à l’appui, selon eux, que pour atteindre cet objectif, il n’était aucunement nécessaire d’interdire le rapatriement des corps décédés du covid-19. Avant même que n'intervienne l'interdiction, conclut le collectif, l’OMS et les conseils scientifiques des pays les plus infectés reconnurent les très faibles risques liés à la manipulation des dépouilles.
 
Lundi 11 Mai 2020
Dakar actu



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