Diisoo avec le Président Macky Sall... (Par Souleymane Ly)


M.S : Macky Sall

 

S.L: Souleymane Ly

 

S.L: Mes respects Monsieur le Président. 

 

M.S: Bonjour Souleymane. Permets-moi d’abord de souhaiter un bon Gamou à toute la communauté musulmane. 

 

S.L: Dernièrement vous avez lancé les travaux du Bus Rapid Transit (B.R.T) et nous aimerions bien savoir d’où vous vient tout l’intérêt que vous portez à la mobilité des sénégalaises et des sénégalais ?

 

M.S: Dans tous les pays qui cherchent l’émergence, les questions liées à la mobilité urbaine sont centrales. Nos compatriotes se lèvent tous les jours à l’aurore pour rallier leurs différents lieux de travail et les nombreux embouteillages leur font perdre énormément de temps et d’argent. Les pertes économiques sont estimées à plus de 108 milliards F Cfa par année et le coût de la pollution à près de 63 milliards pour la même période.

  

Figurez vous que pour aller au centre ville, un habitant de Guédiawaye fait près de deux heures de route dans les transports en commun. S’il a un rendez vous à huit heures, il est obligé de quitter son domicile vers cinq heures du matin pour ne pas arriver en retard.

 

Le BRT vient répondre à ce genre de problème en réduisant le temps de trajet qui sera ramené à 45 minutes avec un grand nombre d’usagers, près de 300.000 passagers. Le BRT traversera 14 communes avec 23 stations d’arrêts et 3 pôles d’échanges. Pour vous dire que même ceux qui ont leur propre voiture pourront les stationner au niveau de ces pôles, utiliser le BRT pour rallier leur lieu de travail et au retour reprendre leur véhicule. Ce qui permettra de décongestionner le centre ville. Les sénégalais pourront facilement vaquer à leurs occupations et n’auront plus besoin de sortir de chez eux avant l’aube et ils ne rentreront plus tard. Ce qui va contribuer à diminuer drastiquement les agressions dans les différents quartiers desservis. Ce sera aussi une manière de lutter contre la pollution de l’air dans la capitale.

 

S.L: Monsieur le Président, la capitale est bien servie et quid des zones rurales ?

 

M.S: Sur ce registre, le PUDC est entrain de faire un excellent travail. En effet, le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC) permet le désenclavement des zones reculées du Sénégal en leur offrant un accès à l’eau potable et à l’électricité, la réduction de la pauvreté et des inégalités, la création d’opportunités d’investissement pour les jeunes et les femmes à travers l’entrepreneuriat rural, l’accroissement de la productivité et la réduction de l’exode rural.

 

Pour atteindre ces objectifs, le PUDC dispose des volets suivants : Hydraulique rurale, Électrification rurale, Pistes rurales, Équipement de transformation agricole, Chaine de valeur et du volet Suivi-évaluation.

Lancé seulement en 2015, le PUDC a permis l’électrification de 335 villages et la réalisation de 80 centrales solaires qui sont bien opérationnelles produisant 255 volts en moyenne tension et basse tension.

 

Sur le plan du raccordement des villages au réseau routier national, 692 km de routes rurales sont construites dont 575 ouvertes à la circulation, améliorant ainsi l'accès à 730 villages. Prenons comme exemple le village de Wodeebéré qui est aujourd’hui raccordé à la commune de Matam alors qu’avant c’était la croix et la bannière pour y accéder.

 

Dans le cadre de la fourniture d’eaux aux zones rurales, plus de 358.000 personnes dans 830 villages ont accès à l'eau potable, avec 229 forages et 147 châteaux d'eau.   

Sur un autre registre, la fourniture de matériels agricoles et post-agricoles aux agriculteurs, en particulier aux femmes, a permis la distribution de 3.729 équipements qui impactent plus de 2 millions de personnes.

 

Les chaînes de valeur horticoles, parlons en. Nous avons pu mettre en place 3 centres de collecte de lait. 133 surfaces végétales cultivées couvrant 526 ha dans 133 villages et 100 périmètres clôturés d'une superficie de 402 ha.

 

Vous conviendrez avec moi que les résultats atteints sont bien énormes en si peu de temps.

 

 

S.L: Que dites vous à ceux qui sont toujours pessimistes quant à l’aboutissement de vos grands projets ?

 

M.S: A ces personnes, je voudrais juste demander d’aller faire un tour à Diamniadio où nous avions trouvé une forêt et des terres pas du tout viabilisées. Nous avons réussi à y créer une vraie ville administrative, industrielle ainsi que des logements.

 

Avec la réalisation des sphères ministérielles, l’Etat va économiser 8 milliards de francs Cfa par an d'engagements locatifs. Aujourd’hui les agents peuvent se réunir plus facilement et ils n’ont plus besoin de se déplacer pour tenir leurs rencontres. On n’a plus des coûts sur des locations de salles car les sphères sont dotées de grandes salles de réunion avec des équipements de dernières générations.

Quand nous commencions ces projets presque personne n’y croyait et ils étaient taxés d’éléphant blanc. Aujourd’hui que la nouvelle ville de Diamniadio a pris forme, je tiens à rappeler que la meilleure réponse qu’on peut apporter à la confiance placée en nous c’est de nous inscrire dans le temps de l’action.

 

S.L : Venons en maintenant à la politique. Ces derniers temps certains des responsables de la mouvance agitent un débat sur un troisième mandat. Quelle en est votre appréciation ?

 

M.S : Sur ce sujet, j’ai été très clair avec tout le monde. Le respect que nous devons aux millions de sénégalais qui nous ont fait confiance une seconde fois nous commande de nous occuper que de la tache pour laquelle nous sommes là : mener le Sénégal vers l’émergence.

 

Je peux comprendre que l’opposition veuille en faire son cheval de bataille. C’est leur droit ! Cependant, nous concernant, nous devons communiquer que sur notre action de tous les jours et les sujets ne manquent pas. Dans la sphère communicationnelle, chacun choisit son sujet ; Alors pourquoi accepter que l’opposition nous impose son débat étant donné que nous avons mille et une bonnes choses à montrer. Nous avons rendu gratuit la chimiothérapie. Qui pour en parler si ce n’est celles et ceux là qui m’accompagnent ? Qui pour communiquer sur le programme Liggéeyal Ëllëk à part nos différents soutiens ?

Souleymane, comment voulez vous que l’on parle de succession et de mandat d’un Président réélu il y’a juste moins de 10 mois ? Cela ne fait pas du tout sérieux et c’est même un manque de respect aux sénégalais qui se sont investis pour nous renouveler leur confiance.

 

Vous savez dans un match de football si vous avez un latéral qui laisse toujours passer l’ailier adverse pour ensuite imputer le but à l’entraineur qui lui a fait confiance en faisant des signes vers le public, il ne faut pas réfléchir deux fois pour le sortir et mettre quelqu’un qui mouillera le maillot. On ne peut pas critiquer les choix de l’entraineur en en étant un et cela dès les premières minutes du match. Il faut que chacun soit conscient de son rôle et qu’il s’évertue à le remplir pleinement.

 

S.L : Voilà qui est bien clair. Merci pour cet entretien.

 

M.S : C’est moi qui vous remercie.

 

P.S : Ceci est un dialogue fictif avec son caractère imaginatif appartenant au domaine de la fiction. 

 

Souleymane Ly 

Spécialiste en communication

Mercredi 6 Novembre 2019
Dakaractu



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