Dialogue national / G7 : « Nous ne sommes pas dans le dialogue social ni de près, ni de loin », (Souleymane Diallo, SG SELS/A)


Le dialogue national initié par le président de la République a été lancé le 28 mai 2019. Expression de la volonté du chef de l’Etat, le dialogue national constitue une existence démocratique qui engage les différentes composantes de la société. 

Dans ce cadre, le chef de l’Etat a porté son choix sur une personnalité indépendante et consensuelle du nom de Famara Ibrahima Sagna pour diriger le processus du dialogue national.

Dans le même esprit, le chef de l’Etat exprime sa disposition à mettre en œuvre les consensus issus de cet exercice important dans la poursuite de la modernisation de notre modèle démocratique.

Cependant, force est de constater que les syndicats d’enseignants ont été laissés en rade. Car "le G7 est la seule structure légitime appelée à siéger au nom des enseignants du Sénégal." Selon Souleymane Diallo, SG du SELS/A « nous ne sommes pas dans le dialogue social ni de près, ni de loin, si des enseignants y siègent, ils n’y siègent pas au nom du G7, encore moins au non des enseignants du Sénégal. Dans la mesure où, du point de vue de la loi, seul le G7 est habilité à siéger, à parler et agir au nom des enseignants du Sénégal. Donc, nous ne sommes pas dedans et cela ne nous concerne pas."

Aussi, dans le même sillage, Abdoulaye Ndoye, SG du CUSEMS, rappelle : « un dialogue national dans un pays en Afrique c’est quand le pays traverse une crise profonde ». De ce fait, il s’interroge : « au Sénégal, pourquoi on parle de dialogue national ? » Selon lui, organiser un dialogue national dans ce pays n’est pas d’actualité. Abdoulaye Ndoye, de poursuivre que « même si on devait organiser un dialogue national, ça doit être inclusif et ce sont les représentants légitimes et légaux qui doivent participer à ce dialogue. Car, c’est au terme d’élection de représentativité dans le secteur de l’éducation et de la formation organisée par le gouvernement du Sénégal sur l’étendue du territoire national encadré par un arrêté signé par le ministre du travail en son article 5, qui dit que ce sont les syndicats les plus représentatifs qui vont siéger autour de la table de négociations, des concertations, au niveau du mouvement national de tout ce qui concernent les enseignants », a-t-il ajouté.     
Lundi 13 Janvier 2020
Dakaractu




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