Diadia Dia (Préfet de Kolda) : « La levée de l’état d’urgence de catastrophe sanitaire ne signifie pas la fin de la pandémie…On ne doit pas s’occuper des débats inutiles ou de préjugés portés sur le vaccin… »

Dans le cadre de la levée de l’urgence sanitaire, nous avons donné la parole au préfet de Kolda, Diadia Dia pour faire un bilan sommaire de la covid-19. Ainsi, il revient dans cet entretien sur les dispositions prises et qui continuent d’être observées dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.


Diadia Dia (Préfet de Kolda) : « La levée de l’état d’urgence de catastrophe sanitaire ne signifie pas la fin de la pandémie…On ne doit pas s’occuper des débats inutiles ou de préjugés portés sur le vaccin… »
À en croire Diadia Dia « la levée de l’état d’urgence de catastrophe sanitaire ne signifie pas la fin de la pandémie. Mais cela ne veut pas dire non plus négliger les mesures barrières. C’est pourquoi, on doit continuer à observer les mesures comme limiter les déplacements, éviter les rassemblements inutiles pour éviter les cas de contamination. Nous devons savoir que le virus est toujours là. La vaccination a commencé et nous devons encourager cette dynamique auprès des populations. Même s’il faut noter qu’une bonne partie de la population n’est pas encore vaccinée, nous devons faire attention… » 
Il estime qu’ils avaient constaté depuis la deuxième vague une situation de relâchement par rapport au respect des mesures barrières. C’est la raison pour laquelle le comité départemental de la lutte contre des épidémies a été réactivé pour redoubler les sensibilisations. C’est dans ce cadre, précise-t-il, « qu'une mission de terrain a été organisée dans le marché central ainsi que les zones frontalières au courant du mois de février dernier. Cela nous a permis d’expliquer aux populations que la maladie est toujours présente. On a constaté une augmentation des cas en passant de trois, au mois de décembre, à 12 cas en janvier... Cela étant, au niveau de la préfecture, pratiquement nous avions cessé de délivrer des autorisations de sonorisation des manifestations religieuses et sociales entrainant souvent des regroupements. Pour ce qui est des cérémonies religieuses nous avons pu compter sur la compréhension des chefs religieux qui ont accepté de les reporter. Quant aux mariages nous avions demandé aux familles d’organiser dans l’intimité sans musique ni occupation de la voie publique. Ces mesures nous ont permis de réduire les cas de contamination… »
Parlant de la stigmatisation du vaccin par de tierces personnes, il estime : « nous devons faire confiance à nos autorités sanitaires qui ont suivi la décision d’introduction du vaccin prise par les autorités étatiques. C’est la raison pour laquelle lorsque le vaccin est arrivé à Kolda, les autorités ont été les premières à se faire vacciner le gouverneur, le préfet, les forces de sécurité et de défense et les responsables sanitaires... Mais également l’imam, l’évêque et les dignitaires religieux se sont fait vacciner aussi. »
Dans la foulée, pense-t-il, « les populations ont compris que le vaccin est une bonne chose. On ne doit pas s’occuper des débats inutiles ou de préjugés portés sur le vaccin. » Les autorités sanitaires ont rassuré sur l’efficacité des vaccins et de suivi de l’ensemble des protocoles sanitaires...
Mercredi 24 Mars 2021
Dakaractu



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