Destitution de Khalifa Sall de son poste de député : « Cette question ne se pose pas pour l’instant parce que… » (Awa Guèye, 2e Vice-présidente)


Destitution de Khalifa Sall de son poste de député : « Cette question ne se pose pas pour l’instant parce que… » (Awa Guèye, 2e Vice-présidente)
 
En retraite à Saly (Mbour), ou elle participe à une session de renforcement de capacité des femmes parlementaires organisée  par l’association des femmes juristes du Sénégal et la fondation Konrad Adenauer, la deuxième vice-présidente de l’assemblée nationale, l’honorable députée Awa Guèye, s’est prononcée sur l’affaire Khalifa Sall. Selon, la responsable politique de Kaolack, professeur de philosophie de son état, « à partir du moment où Khalifa Sall lui-même a avoué qu’il a signé des fausses factures, 113 fausses factures, donc les faits sont là et avérés et il a été condamné par le tribunal de 1ere instance et le tribunal d’appel, qui est la plus haute juridiction de ce pays ». Le président de la République a-t-elle ajouté, a été clément en attendant que la procédure aille jusque-là. « Il aurait pu le faire tout à fait au début et ce n’est pas la première fois qu’un président de la République révoque un maire, nous avons plusieurs cas. Les faits sont là. Il n’y a rien de méchant, rien de politique»
 Dès lors peut-on s’attendre à ce que le maire de Dakar soit destitué de son député? La deuxième vice-présidente de l’assemblée nationale se veut claire. « Je suis membre du bureau de l’assemblée nationale et cette question ne se pose pas pour l’instant parce que l’assemblée est en vacances, le bureau est en vacances. Donc on n’a pas statué sur cette question, je ne peux donc me donner la liberté de me prononcer sur cette question ».
Interpellée sur la question du parrainage, la responsable politique de l’APR dans la région de Kaolack, dira « travailler en synergie avec tous les responsables politiques de région pour atteindre l’objectif de 70% de l’électorat de la région  à offrir en parrain au candidat Macky Sall. »  
Sur la session de renforcement de capacité, la professeure de Philosophie, salue cette initiative. En effet, selon elle, en tout début de législature les 69  femmes parlementaires avaient exprimé  le besoin d’être renforcées  en capacité en ce qui concerne la nouvelle mission confiée par le référendum du 20 Mars 2016 relative à l’utilisation des politiques publiques. C’est ce besoin qui vient d’être satisfait grâce à l’association des femmes juristes du Sénégal et la fondation Konrad Adenauer. « C’est une mission très importante pour nous député, parce que nous votons les budgets, nous contrôlons l’exécution de ce budget et nous avons l’obligation de faire un suivi-évaluation de ces budgets que nous votons pour en mesurer l’efficacité, l’efficience, mais aussi l’impact au niveau  du vécu des populations. Le Président de la république,  avec le PSE,  a déroulé sur le terrain des  programmes phares que nous députés devons  évaluer pour leur impact sur la vie des populations. Et puis avec la directive de l’UEMOA qui recommande qu’on mette l’accent sur les budgets/programmes, il est plus qu’opportun d’évaluer ces programmes. Et cette évaluation, qui n’est pas un audit encore moins un contrôle,  se fera sans complaisance. » a-t-elle conclu
 
Mardi 4 Septembre 2018
Dakar actu




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