Poursuivant son audition devant la commission d'enquête parlementaire sur le dossier « Un étudiant, un ordinateur », le Pr Daouda Ngom a expliqué l'origine, selon lui, des dettes de l'État envers les fournisseurs d'ordinateurs, qu'il attribue à une gestion défaillante des contrats.
L'ancien ministre de l'Enseignement supérieur dit avoir rencontré, à leur demande, le directeur général de Computer Land et les responsables d'Oumou Group, qui réclamaient des paiements. Ils lui auraient fait part de leurs difficultés à joindre le Pr Mame Penda Ba, alors directrice du financement des établissements d'enseignement supérieur.
Il affirme que les contrats et conventions du ministère pour la période 2017-2022 ne lui ont jamais été présentés, alors que le Trésor public a injecté plus de 21 milliards de francs CFA sur cette période. « Cela veut dire que des montants ont été versés sans contrats », en a-t-il conclu.
L'essentiel de sa démonstration porte sur l'année 2023. Selon lui, les besoins annuels se situent entre 20000 et 25 000 ordinateurs, pour une enveloppe d'État de 6 milliards de francs CFA au maximum par an. Or la Direction générale de l'Enseignement supérieur a signé, le 21 juillet 2023, un contrat de 4 368 ordinateurs avec Oumou Group, puis, le 10 août, un second contrat de 20000 machines avec le même prestataire, soit 24368 unités. Le 4 octobre 2023, un contrat de 25 000 ordinateurs a été conclu avec Computer Land. Au total, près de 50000 ordinateurs auraient donc été commandés en trois mois, soit le double du besoin annuel.
L'ancien ministre y voit la cause des dettes trouvées à son arrivée. Il indique que Computer Land réclamait à l'État 2,85 milliards de francs CFA, qu'un règlement a été effectué sous son mandat et qu'il reste environ 2 milliards à verser. Face aux fournisseurs, il dit avoir demandé au Pr Mame Penda Ba de les payer dès que les crédits seraient disponibles, la liquidité existant alors au niveau du ministère.
L'ancien ministre de l'Enseignement supérieur dit avoir rencontré, à leur demande, le directeur général de Computer Land et les responsables d'Oumou Group, qui réclamaient des paiements. Ils lui auraient fait part de leurs difficultés à joindre le Pr Mame Penda Ba, alors directrice du financement des établissements d'enseignement supérieur.
Il affirme que les contrats et conventions du ministère pour la période 2017-2022 ne lui ont jamais été présentés, alors que le Trésor public a injecté plus de 21 milliards de francs CFA sur cette période. « Cela veut dire que des montants ont été versés sans contrats », en a-t-il conclu.
L'essentiel de sa démonstration porte sur l'année 2023. Selon lui, les besoins annuels se situent entre 20000 et 25 000 ordinateurs, pour une enveloppe d'État de 6 milliards de francs CFA au maximum par an. Or la Direction générale de l'Enseignement supérieur a signé, le 21 juillet 2023, un contrat de 4 368 ordinateurs avec Oumou Group, puis, le 10 août, un second contrat de 20000 machines avec le même prestataire, soit 24368 unités. Le 4 octobre 2023, un contrat de 25 000 ordinateurs a été conclu avec Computer Land. Au total, près de 50000 ordinateurs auraient donc été commandés en trois mois, soit le double du besoin annuel.
L'ancien ministre y voit la cause des dettes trouvées à son arrivée. Il indique que Computer Land réclamait à l'État 2,85 milliards de francs CFA, qu'un règlement a été effectué sous son mandat et qu'il reste environ 2 milliards à verser. Face aux fournisseurs, il dit avoir demandé au Pr Mame Penda Ba de les payer dès que les crédits seraient disponibles, la liquidité existant alors au niveau du ministère.