DAKARACTU.COM Les coups de gueule qui éclatent dans les couloirs de la présidence pour des querelles de bureaux et de bagnoles donnent un bien mauvais sentiment pour des personnes qui se sont juré de travailler à redresser le pays. Ils n’en veulent que pour les ors et les paillettes de la République. Ils veulent un écrin même si le bijou est en toc. Nous connaissons l’histoire de Manuel Valls qui, lorsqu’il était conseiller de Lionel Jospin chargé de sa communication à Matignon, tenait à aller bosser en train et en RER pour se tenir informé des réactions des citoyens vis-à-vis de telle ou telle décision. Il n’avait même pas de bureau et se contentait d’un fond de couloir pour servir. Ici, nos huiles n’acceptent de se balader qu’en carrosse et ne veulent travailler qu’entourés de mobilier Louis 15. Même s’ils doivent bosser sur les marches d’escaliers, ce que nous attendons d’eux ce sont des résultats salvateurs pour l’état de notre pays en déroute. Comme disait l’autre : « Qu’importe le parfum, pourvu qu’on ait l’ivresse ». Ou alors : « Gnaw Ngimb, rafet beuré ». Dommage, on aimera toujours plus ce qui brille.
Des écrins et rien dedans (le commentaire du jour de Cheikh Yérim Seck)
Vendredi 25 Mai 2012