Ousmane Sonko est au cœur de cette séquence politique lourde de conséquences. Beaucoup de Sénégalais s’interrogent :
est-ce là le projet ? Est-ce ainsi que l’on prétend reconstruire un pays ?
Quant à PASTEF, il doit comprendre une chose fondamentale : on ne joue pas avec l’État.
On ne manipule pas la République comme un outil partisan.
On ne transforme pas les institutions en instruments de conquête permanente.
La République du Sénégal n’est pas un terrain de stratégie politique.
C’est un héritage. C’est une responsabilité. C’est une promesse faite à chaque citoyen.
Et aujourd’hui, cette promesse est brisée.
Oui, notre République est à terre.
À terre parce que ses règles sont contournées.
À terre parce que ses institutions sont fragilisées.
À terre parce que ceux qui doivent la protéger semblent participer à son affaiblissement.
Mais une République ne meurt pas tant que son peuple refuse de l’abandonner.
Alors nous disons, avec force :
Assez. Assez des manœuvres obscures. Assez des arrangements politiques qui se font au détriment du peuple.
Assez de cette gouvernance qui méprise la transparence, la justice et l’équité.
Nous appelons à une mobilisation démocratique avec toutes les forces vives de la nation.
À un retour à l’éthique publique.
À une restauration urgente de la crédibilité des institutions.
À une république à un état de droit fondé
Car si rien n’est fait, si cette dérive continue, alors ce ne sera plus seulement une crise politique…
Ce sera l’effondrement d’une nation debout.
Un petit rappel : Un homme d’État ne gouverne pas selon ses émotions, mais selon les exigences du devoir. Là où l’intérêt personnel hésite, le devoir, lui, ne tremble jamais.
Mouhamadou Lamine Massaly, President UNR.