Déminage en Casamance : les victimes ne sentent pas l'engagement de l'Etat

Il n'oubliera jamais la date du 09 septembre 1997. Alors qu'il avait 12 ans, Ibrahima Biyaye habitait à Djibanar dans le département de Goudomp, région de Sédhiou. C'est en rejoignant ses frères dans les champs qu'il a sauté sur une mine. Depuis lors sa vie a changé. Il a arrêté ses études pour être dans un orphelinat parce que ses parents étaient réfugiés en Guinée à cause du conflit. A l'en croire, en son temps, il n'y avait pas de sensibilisation sur ces engins de la mort comme aujourd'hui. C'est pourquoi il demande l'Etat du Sénégal de donner les ressources nécessaires au Centre national d'action antimines du Sénégal (Cnams) pour lui faciliter sa tâche de sensibilisation car ses moyens sont limités.



C'est à la suite de l'atelier tenu à Dakar organisé par l'Union Européenne pour reprendre le déminage en Casamance que cette victime de mine est revenue sur l'importance de la dépollution des terres de la Casamance de ces engins de la mort.

Il estime que la problématique est très délicate car ils ne sentent pas l'engagement de l'Etat. C’est ainsi qu’il invite celui-ci à de nouveau de venir les aider dans lutte qu'ils mènent depuis des années.


Samedi 3 Novembre 2018
Dakaractu



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