Défense et sécurité : Ces exigences pointées du doigt par le Commandant Général Adjoint des forces armées américaines en Europe et en Afrique.

Les rideaux sont tombés hier. Le Sommet virtuel des forces terrestres africaines (Alfs) a vécu, sa 9e session. Organisé par les forces armées américaines, ce sommet a profité à tous les commandants des 54 pays d'Afrique, a déclaré le Major Général Andrew M. Rohling. Ce dernier, avec sa casquette de Commandant Général Adjoint des forces armées américaines en Europe et en Afrique a participé à une conférence de presse numérique où il était question de discuter dudit Sommet virtuel qui a été bouclé ce 19 mai 2021.


Défense et sécurité : Ces exigences pointées du doigt par le Commandant Général Adjoint des forces armées américaines en Europe et en Afrique.

Le général américain Andrew M. Rolling a profité d’un point de presse pour faire le point, au lendemain de ce ‘’Virtual 2021 African Land Forces Summit’’ ou ‘’Alfs virtuel’’. Des échanges que vous propose Dakactu sous forme d’entretien. Une occasion pour lui de parler de l'exercice militaire ‘’African Lion 2021’’ prévue du 7 au 18 juin qui, cette année, va se dérouler au Maroc, au Sénégal et en Tunisie.

 

Hier, s’est tenu le 9e Sommet virtuel des forces terrestres africaines. Que peut-on retenir de cette rencontre virtuelle qui, sans nul doute, porte sur la défense et la sécurité ?

 

‘’Nous avons organisé hier un sommet des forces terrestres africaines pour réunir tous les commandants des 54 pays d'Afrique afin de travailler sur les leçons apprises et les opportunités. Nous organisons ‘’African Lion 2021’’ à partir du mois de juin au Maroc, qui implique de nombreux pays du continent afin d'aider à l'interopérabilité, aux capacités et au travail en partenariat. Nous avons mené plusieurs exercices en terme de préparation médicale et d'entraînement aux EEI (Engin explosif improvisé) en dehors de l'armée. Les forces d'opérations spéciales sont jumelées avec de nombreuses forces à travers le pays pour mener des opérations. Nous avons mis en place des équipes d'assistance aux forces de sécurité à travers le continent qui aideront à augmenter la formation et les capacités institutionnelles de nos partenaires. Voilà donc quelques-unes des mesures spécifiques que nous prenons pour accroître la sécurité de part et d'autre du fleuve et du continent’’.

 

Comment l'armée américaine travaille-t-elle avec le pays hôte pour développer ces formations virtuelles ?

 

‘’Nous avons l'armée américaine dans son ensemble, en Afrique et dans le monde entier, pour nous aider à étendre nos capacités de formation virtuelle au niveau du poste et au niveau de la collaboration, à un point où nous n'étions pas auparavant. Dans de nombreux cas, notre formation précédente pour le quartier général consistait beaucoup à rassembler deux ou trois cents personnes sous une tente et à travailler dans un exercice en étant physiquement côte à côte, et ce que nous avons pu faire au cours de la pandémie, c'est décentraliser cette activité à un point où ce qui était auparavant une mission côte à côte. La formation se fait maintenant sur des outils collaboratifs tels que zoom et Microsoft teams et en fait, comme nous le faisons aujourd'hui. (…). Il y a encore pour les forces armées une exigence d'être physiquement sur le terrain des balles réelles et à des cibles. Mais la formation virtuelle s'est définitivement développée grâce à l'utilisation d'outils collaboratifs’’.

 

Merci d'avoir accepté les questions et d'être disponible aujourd'hui. Qu’en est-il alors de la relation grandissante des Usa avec le Kenya ? Voudriez-vous aussi parlez un peu de certains des travaux que vous faites là-bas. Ainsi que vos ambitions avec les militaires de l'Afrique du Sud.

 

‘’Les États-Unis et le Kenya se sont engagés à lutter contre les organisations extrémistes violentes, en particulier dans cette région, contre Al-Shabaab. Les États-Unis et le Kenya augmentent donc leurs possibilités de formation dans l'armée américaine. Et le Kenya augmente ses possibilités de formation dans le domaine de la sécurité. Nous envoyons une équipe d'assistance de la force de sécurité là-bas. Ainsi, des forces réelles sur le terrain s'entraînent avec le Kenya en tant que partenaire dans un avenir proche et je pense que cela sera important’’.

 

Dans ses propos, il a aussi évoqué l’organisation prochaine d’un autre exercice militaire intitulé ‘’Justified Accord 2021’’. Il s’agit de manœuvre qui est axée sur la capacité et l'interopérabilité des partenaires africains à l'appui d'une opération de maintien de la paix des Nations Unies/Union africaine. L'exercice vise à évaluer les capacités des participants, à mener des opérations de maintien de la paix (Omp) et à renforcer les relations bilatérales et régionales positives dans des environnements austères avec les partenaires de la coalition, a d’ailleurs précisé, le site Africom (une unité de commandement militaire américain). ‘’Nous menons l'exercice Justified Accord 2021 (JA 21) qui aura lieu en juillet et août de cette année. C’est un exercice de poste de commandement qui nous ramène un peu à la formation virtuelle. Nous avons parlé plus tôt de cet exercice qui aura lieu cet été au Kenya. Un exercice à grande échelle l'année prochaine au Kenya ; un autre exercice de poste de commandement à grande échelle qui aura lieu en Afrique du Sud. Je pense que nous cherchons des moyens de nous associer avec l'Afrique du Sud. En fait, nous travaillons pour essayer d'obtenir des visites entre militaires et autres là-bas. Et nous travaillerons avec notre Département d'État et nos homologues de l'armée sud-africaine pour voir quelles sont les opportunités qui existent dans le futur’’.

 

Et comment exactement l'US Army Africa and Europe travaille-t-elle avec Africom sur la formation et les exercices sur le continent ?

 

‘’Nous combinons nos exercices avec les exercices que l'armée de l'air des États-Unis, la marine des États-Unis et l'Afrique veulent mener et nous pouvons créer un exercice multi-composants et multi-pays pour vraiment maximiser les valeurs de formation pour tous ceux qui sont impliqués African Lion 2021 est un excellent exemple de cela où il y a une composante marine. (…). Il y a une composante d'opérations spéciales, tout cela fait partie de ‘’African Lion 21’’ dont mon quartier général, qui est un quartier général de l'armée de terre, assurera le contrôle du commandement, mais il est vraiment lié à Africom pour que cet exercice soit bénéfique pour tous les partenaires, non seulement les partenaires militaires américains, mais aussi nos partenaires africains sur tout le continent. Nous travaillons main dans la main avec les exercices à venir pour nous assurer que nous pouvons capitaliser sur toutes ces différentes opportunités’’.

 

Vendredi 21 Mai 2021
Dakaractu




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